"Cela n'a pas de sens et c'est inadmissible d'en appeler à une supposée démocratie au dessus du Droit, car sans respect des lois, il n'existe pas de coexistence ni de démocratie, mais l'insécurité, l'arbitraire et en définitive, la faillite des principes moraux et civiques de la société", a déclaré le souverain dans un discours prononcé en clôture d'un congrès mondial de juristes. Dans ce texte publié sur le site de Palais royal, Felipe VI ne fait aucune référence explicite au procès des douze anciens dirigeants indépendantistes catalans qui s'est ouvert le 12 février devant la Cour suprême à Madrid, mais la presse espagnole a immédiatement établi le lien entre les deux. Les prévenus invoquent la démocratie et "le mandat" des électeurs qui ont donné la majorité aux indépendantistes aux élections régionales de 2015 contre la Cour constitutionnelle qui interdisait le référendum d'autodétermination organisé le 1er octobre 2017. Des peines allant de 7 à 25 ans ont été requises contre les douze accusés pour leur participation au processus ayant conduit à la tenue du référendum et la proclamation d'une "république catalane" indépendante le 27 octobre 2017. Ce procès historique, qui doit durer trois mois, est retransmis intégralement en direct à la télévision et sur internet. (Belga)

"Cela n'a pas de sens et c'est inadmissible d'en appeler à une supposée démocratie au dessus du Droit, car sans respect des lois, il n'existe pas de coexistence ni de démocratie, mais l'insécurité, l'arbitraire et en définitive, la faillite des principes moraux et civiques de la société", a déclaré le souverain dans un discours prononcé en clôture d'un congrès mondial de juristes. Dans ce texte publié sur le site de Palais royal, Felipe VI ne fait aucune référence explicite au procès des douze anciens dirigeants indépendantistes catalans qui s'est ouvert le 12 février devant la Cour suprême à Madrid, mais la presse espagnole a immédiatement établi le lien entre les deux. Les prévenus invoquent la démocratie et "le mandat" des électeurs qui ont donné la majorité aux indépendantistes aux élections régionales de 2015 contre la Cour constitutionnelle qui interdisait le référendum d'autodétermination organisé le 1er octobre 2017. Des peines allant de 7 à 25 ans ont été requises contre les douze accusés pour leur participation au processus ayant conduit à la tenue du référendum et la proclamation d'une "république catalane" indépendante le 27 octobre 2017. Ce procès historique, qui doit durer trois mois, est retransmis intégralement en direct à la télévision et sur internet. (Belga)