L'infection au rhinovirus aggrave en fait la réaction asthmatique en induisant la libération d'ADN de l'hôte dans les voies aériennes. Celui-ci, une fois en dehors des cellules, amplifie fortement la réaction immunitaire délétère à l'origine de l'asthme, expliquent les chercheurs du GIGA (Grappe interdisciplinaire de génoprotéomique appliquée) de l'ULg. Les chercheurs ont mis au point un modèle expérimental d'exacerbation de l'asthme induit par le rhinovirus chez la souris. Comme observé chez l'homme, le rhinovirus induisait une exagération de la réaction asthmatique chez la souris, mais également la libération d'ADN dans les voies aériennes. Le traitement de ces souris infectées avec un composé qui dégrade l'ADN a ensuite permis de les guérir complètement des exacerbations de l'asthme. "De plus, l'injection d'ADN seul récapitule bon nombre des symptômes asthmatiques induits par le rhinovirus, ce qui démontre clairement l'implication de l'ADN du soi dans les exacerbations", affirment-ils. L'étude suggère dès lors que contrôler la libération de l'ADN dans les voies respiratoires ou accélérer son élimination représentent des options thérapeutiques potentielles pour le traitement des exacerbations virales de l'asthme. (Belga)

L'infection au rhinovirus aggrave en fait la réaction asthmatique en induisant la libération d'ADN de l'hôte dans les voies aériennes. Celui-ci, une fois en dehors des cellules, amplifie fortement la réaction immunitaire délétère à l'origine de l'asthme, expliquent les chercheurs du GIGA (Grappe interdisciplinaire de génoprotéomique appliquée) de l'ULg. Les chercheurs ont mis au point un modèle expérimental d'exacerbation de l'asthme induit par le rhinovirus chez la souris. Comme observé chez l'homme, le rhinovirus induisait une exagération de la réaction asthmatique chez la souris, mais également la libération d'ADN dans les voies aériennes. Le traitement de ces souris infectées avec un composé qui dégrade l'ADN a ensuite permis de les guérir complètement des exacerbations de l'asthme. "De plus, l'injection d'ADN seul récapitule bon nombre des symptômes asthmatiques induits par le rhinovirus, ce qui démontre clairement l'implication de l'ADN du soi dans les exacerbations", affirment-ils. L'étude suggère dès lors que contrôler la libération de l'ADN dans les voies respiratoires ou accélérer son élimination représentent des options thérapeutiques potentielles pour le traitement des exacerbations virales de l'asthme. (Belga)