Le conseil ministériel restreint a ainsi invité le chef du programme de sélection d'un nouvel avion de combat, le colonel Harold Van Pee, qui dirige une cellule de l'état-major de la Défense appelée "Air Combat Capability Program" (ACCaP). L'officier a présenté aux membres du "kern" le rapport d'évaluation réalisé par son équipe au cours des derniers mois, depuis la remise des dernières offres, le 14 février, par les Etats-Unis - qui proposent le chasseur furtif F-35 Lightning II - et par le Royaume-Uni, qui promeut l'Eurofighter Typhoon au nom des pays du consortium rassemblant aussi l'Allemagne, l'Espagne et l'Italie. Selon cette source gouvernementale, une nouvelle réunion devrait avoir lieu prochainement pour examiner les aspects liés au "retour sociétal" (les retombées économiques et les autres formes de coopération proposées à la Belgique).

Le conseil ministériel restreint a aussi décidé d'interroger les Etats-Unis sur la durée de la validité de leur offre, censée expirer le 14 octobre prochain - jour des élections communales et provinciales -, huit mois après la remise des "Best and Final Offers" (BaFO). L'ambassadeur américain en Belgique, Ronald Gidwitz, avait en effet prévenu début septembre que Washington ne prolongerait pas indéfiniment et sans modification leur offre. "Le plan actuel est d'attendre jusqu'au 14 octobre et de voir le gouvernement belge prendre la bonne décision (en faveur du F-35, ndlr)", avait-il affirmé à la VRT radio et à l'agence Belga. "Si la décision (du gouvernement fédéral) est reportée au-delà du 14 octobre, je préconiserai sûrement (à l'administration américaine et à la Maison Blanche) une certaine forme de prolongation. Mais il est probable que ce ne serait pas aux mêmes termes que ceux qui existent", a ajouté l'ambassadeur. "Le prix pourrait être différent, les délais de livraison pourraient être différents, les termes en matière d'entraînement pourraient être différents", avait poursuivi M. Gidwitz. "Toutes les choses (qui font partie de la proposition américaine) devront être renégociées", avait encore prévenu l'ambassadeur.

Le ministère de la Défense a lancé en 2017 une compétition pour acheter 34 nouveaux avions de combat pour un montant initial de 3,6 milliards d'euros - mais les offres américaine et britanniques semblent "en dessous" de ce cadre financier, selon des sources concordantes. Un troisième candidat potentiel est le Rafale de l'avionneur français Dassault Aviation. Mais Paris n'a pas répondu à l'appel d'offres officiel, préférant proposer à la Belgique un "partenariat approfondi et structurant" fondé sur le Rafale et une implication belge dans le développement d'un avion de combat de nouvelle génération, envisagé par la France et l'Allemagne à l'horizon 2040 dans le contexte d'une relance de la défense européenne. Le gouvernement belge ne dispose pas de données chiffrées sur cette "proposition" française.

Le conseil ministériel restreint a ainsi invité le chef du programme de sélection d'un nouvel avion de combat, le colonel Harold Van Pee, qui dirige une cellule de l'état-major de la Défense appelée "Air Combat Capability Program" (ACCaP). L'officier a présenté aux membres du "kern" le rapport d'évaluation réalisé par son équipe au cours des derniers mois, depuis la remise des dernières offres, le 14 février, par les Etats-Unis - qui proposent le chasseur furtif F-35 Lightning II - et par le Royaume-Uni, qui promeut l'Eurofighter Typhoon au nom des pays du consortium rassemblant aussi l'Allemagne, l'Espagne et l'Italie. Selon cette source gouvernementale, une nouvelle réunion devrait avoir lieu prochainement pour examiner les aspects liés au "retour sociétal" (les retombées économiques et les autres formes de coopération proposées à la Belgique). Le conseil ministériel restreint a aussi décidé d'interroger les Etats-Unis sur la durée de la validité de leur offre, censée expirer le 14 octobre prochain - jour des élections communales et provinciales -, huit mois après la remise des "Best and Final Offers" (BaFO). L'ambassadeur américain en Belgique, Ronald Gidwitz, avait en effet prévenu début septembre que Washington ne prolongerait pas indéfiniment et sans modification leur offre. "Le plan actuel est d'attendre jusqu'au 14 octobre et de voir le gouvernement belge prendre la bonne décision (en faveur du F-35, ndlr)", avait-il affirmé à la VRT radio et à l'agence Belga. "Si la décision (du gouvernement fédéral) est reportée au-delà du 14 octobre, je préconiserai sûrement (à l'administration américaine et à la Maison Blanche) une certaine forme de prolongation. Mais il est probable que ce ne serait pas aux mêmes termes que ceux qui existent", a ajouté l'ambassadeur. "Le prix pourrait être différent, les délais de livraison pourraient être différents, les termes en matière d'entraînement pourraient être différents", avait poursuivi M. Gidwitz. "Toutes les choses (qui font partie de la proposition américaine) devront être renégociées", avait encore prévenu l'ambassadeur. Le ministère de la Défense a lancé en 2017 une compétition pour acheter 34 nouveaux avions de combat pour un montant initial de 3,6 milliards d'euros - mais les offres américaine et britanniques semblent "en dessous" de ce cadre financier, selon des sources concordantes. Un troisième candidat potentiel est le Rafale de l'avionneur français Dassault Aviation. Mais Paris n'a pas répondu à l'appel d'offres officiel, préférant proposer à la Belgique un "partenariat approfondi et structurant" fondé sur le Rafale et une implication belge dans le développement d'un avion de combat de nouvelle génération, envisagé par la France et l'Allemagne à l'horizon 2040 dans le contexte d'une relance de la défense européenne. Le gouvernement belge ne dispose pas de données chiffrées sur cette "proposition" française.