Une loi entrée en vigueur en septembre 2011 a durci les conditions mises au regroupement familial. Le vote a eu lieu au mois de mai 2011, en pleine crise institutionnelle, alors que le gouvernement était en affaires courantes. Une majorité de rechange avait vu le jour, composée de la N-VA, du CD&V, de l'Open Vld, du MR et du sp.a. PS et cdH s'étaient abstenus. Les écologistes avaient voté contre.

"La nouvelle loi est un succès", a commenté M. Francken.

"Cette loi avait été très critiquée mais elle livre aujourd'hui ses premiers résultats: 10.000 unités de moins en deux ans. Nous avions un des taux de regroupement familial les plus hauts d'Europe. Aujourd'hui, nous sommes en train de rejoindre la moyenne européenne", s'est réjoui pour sa part M. Ducarme.

Environ deux tiers des demandes étaient approuvées par le passé. Aujourd'hui, environ la moitié reçoit une réponse favorable. La plupart des refus sont motivés par l'insuffisance des moyens de la personne d'accueil pour entretenir les membres de sa famille qu'elle souhaite faire venir en Belgique.

Ce sont essentiellement les demandes de regroupement d'un ressortissant belge qui sont en baisse -de plus d'un tiers-, suivies des demandes émanant d'un ressortissant non européen (-10%) et d'un ressortissant européen (-6%).