"Nous repartons demain (...) et M. Staffan de Mistura (le médiateur de l'ONU pour la Syrie, ndlr) a transmis une invitation pour participer mardi à la deuxième partie de ce round à Genève, mais c'est à Damas de décider", a dit aux journalistes Bachar Al-Jaafari, chef de la délégation du gouvernement syrien. M. Jaafari, qui est l'ambassadeur de la Syrie à l'ONU New York, a rencontré M. de Mistura en fin de matinée au Palais des Nations, siège de l'ONU à Genève. Parlant aux journalistes à sa sortie, il a vilipendé l'opposition pour son "langage provocateur, irresponsable" au sujet du sort du président syrien Bachar Al-Assad, une ligne rouge pour Damas. L'opposition, bien que se présentant pour la première fois à Genève avec une seule et unique délégation, débarrassée de ses représentants les plus extrémistes, a de nouveau réclamé publiquement à Genève le départ du président Assad avant toute solution politique au conflit. "Le langage était provocateur, irresponsable politiquement parlant, et ne correspond pas aux espoirs du peuple syrien dans ce genre de pourparlers", a-t-il dit, ajoutant que "tant que l'autre partie s'en tiendra à ce langage (...) il n'y aura aucun progrès". "Ceux qui veulent imposer des conditions préalables ne sont pas réalistes. Il y a une réalité politique sur le terrain, nous sommes le camp fort et notre armée gagne face aux terroristes", a rappelé M. Jaafari. En septembre, M. de Mistura lui-même avait sèchement appelé l'opposition à être "assez réaliste pour réaliser qu'elle n'a pas gagné la guerre". Et mercredi, il a demandé aux deux délégations d'éviter de s'exprimer en dehors des pourparlers afin d'éviter toute provocation. (Belga)

"Nous repartons demain (...) et M. Staffan de Mistura (le médiateur de l'ONU pour la Syrie, ndlr) a transmis une invitation pour participer mardi à la deuxième partie de ce round à Genève, mais c'est à Damas de décider", a dit aux journalistes Bachar Al-Jaafari, chef de la délégation du gouvernement syrien. M. Jaafari, qui est l'ambassadeur de la Syrie à l'ONU New York, a rencontré M. de Mistura en fin de matinée au Palais des Nations, siège de l'ONU à Genève. Parlant aux journalistes à sa sortie, il a vilipendé l'opposition pour son "langage provocateur, irresponsable" au sujet du sort du président syrien Bachar Al-Assad, une ligne rouge pour Damas. L'opposition, bien que se présentant pour la première fois à Genève avec une seule et unique délégation, débarrassée de ses représentants les plus extrémistes, a de nouveau réclamé publiquement à Genève le départ du président Assad avant toute solution politique au conflit. "Le langage était provocateur, irresponsable politiquement parlant, et ne correspond pas aux espoirs du peuple syrien dans ce genre de pourparlers", a-t-il dit, ajoutant que "tant que l'autre partie s'en tiendra à ce langage (...) il n'y aura aucun progrès". "Ceux qui veulent imposer des conditions préalables ne sont pas réalistes. Il y a une réalité politique sur le terrain, nous sommes le camp fort et notre armée gagne face aux terroristes", a rappelé M. Jaafari. En septembre, M. de Mistura lui-même avait sèchement appelé l'opposition à être "assez réaliste pour réaliser qu'elle n'a pas gagné la guerre". Et mercredi, il a demandé aux deux délégations d'éviter de s'exprimer en dehors des pourparlers afin d'éviter toute provocation. (Belga)