Dans un communiqué publié à l'issue d'une réunion présidée par le chef de l'Etat Recep Tayyip Erdogan, le MGK a exhorté l'administration du Kurdistan irakien "à renoncer à cette décision tant qu'il est encore temps", qualifiant le référendum d'"illégitime et inacceptable". Pour le MGK, ce référendum est "une grave erreur" et une initiative "qui menace directement la sécurité nationale de la Turquie". La haute institution sécuritaire a aussi mis en garde contre "les graves conséquences" de ce référendum pour toute la région. La Turquie, dont la population compte au moins 15 millions de Kurdes, voit d'un mauvais oeil toute ébauche d'un Etat kurde même hors de ses frontières, de crainte que l'émergence d'une telle entité ne galvanise les séparatistes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) qui mènent une sanglante rébellion dans le sud-est du pays. Le Parlement turc devait se réunir samedi pour examiner une requête du gouvernement en vue de prolonger d'un an le mandat autorisant des opérations de l'armée turque en Syrie et en Irak qui arrive à expiration le 30 octobre. L'opposition de la Turquie à l'indépendance du Kurdistan irakien est susceptible de compromettre la viabilité d'un éventuel Etat kurde, notamment parce que le Kurdistan irakien tire ses principales recettes de l'exportation du pétrole qui se fait via un oléoduc débouchant dans le port turc de Ceyhan. Lors d'un discours à la tribune de l'ONU mardi, M. Erdogan avait mis en garde les autorités du Kurdistan irakien: "Ignorer la position claire et résolue de la Turquie sur ce sujet pourrait mener à un processus qui priverait le gouvernement régional du Kurdistan irakien des opportunités dont il bénéficie actuellement", avait-t-il déclaré. En marge de l'Assemblée générale de l'ONU cette semaine, la Turquie, l'Iran et l'Irak avaient par ailleurs appelé les autorités du Kurdistan irakien à annuler le référendum d'indépendance, faute de quoi ils envisageraient de se concerter sur des mesures de rétorsion. Lors d'une réunion tripartite inhabituelle mercredi à New York en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, les chefs de diplomatie des trois pays ont réitéré leur "opposition sans équivoque au référendum". (Belga)

Dans un communiqué publié à l'issue d'une réunion présidée par le chef de l'Etat Recep Tayyip Erdogan, le MGK a exhorté l'administration du Kurdistan irakien "à renoncer à cette décision tant qu'il est encore temps", qualifiant le référendum d'"illégitime et inacceptable". Pour le MGK, ce référendum est "une grave erreur" et une initiative "qui menace directement la sécurité nationale de la Turquie". La haute institution sécuritaire a aussi mis en garde contre "les graves conséquences" de ce référendum pour toute la région. La Turquie, dont la population compte au moins 15 millions de Kurdes, voit d'un mauvais oeil toute ébauche d'un Etat kurde même hors de ses frontières, de crainte que l'émergence d'une telle entité ne galvanise les séparatistes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) qui mènent une sanglante rébellion dans le sud-est du pays. Le Parlement turc devait se réunir samedi pour examiner une requête du gouvernement en vue de prolonger d'un an le mandat autorisant des opérations de l'armée turque en Syrie et en Irak qui arrive à expiration le 30 octobre. L'opposition de la Turquie à l'indépendance du Kurdistan irakien est susceptible de compromettre la viabilité d'un éventuel Etat kurde, notamment parce que le Kurdistan irakien tire ses principales recettes de l'exportation du pétrole qui se fait via un oléoduc débouchant dans le port turc de Ceyhan. Lors d'un discours à la tribune de l'ONU mardi, M. Erdogan avait mis en garde les autorités du Kurdistan irakien: "Ignorer la position claire et résolue de la Turquie sur ce sujet pourrait mener à un processus qui priverait le gouvernement régional du Kurdistan irakien des opportunités dont il bénéficie actuellement", avait-t-il déclaré. En marge de l'Assemblée générale de l'ONU cette semaine, la Turquie, l'Iran et l'Irak avaient par ailleurs appelé les autorités du Kurdistan irakien à annuler le référendum d'indépendance, faute de quoi ils envisageraient de se concerter sur des mesures de rétorsion. Lors d'une réunion tripartite inhabituelle mercredi à New York en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, les chefs de diplomatie des trois pays ont réitéré leur "opposition sans équivoque au référendum". (Belga)