Les bénéficiaires d'allocations seront "mis sur la touche", dénonce le RBLP. Leurs revenus n'ont peut-être pas diminué, mais l'association argumente que les dépenses de nombreux ménages ont gonflé : les prix dans les supermarchés ont augmenté, les banques alimentaires ont fermé, la consommation d'énergie est en hausse... Pour ne pas écarter les plus vulnérables, le réseau suggère aussi de ne pas exclure les consommateurs qui avaient déjà des arriérés de paiement avant le 1er avril, mais plutôt de ne pas tenir compte des arriérés déjà encourus avant cette date. L'organisation demande également de ne pas limiter le report de paiement aux mensualités de 50 euros ou plus, mais de l'autoriser pour des montants inférieurs. "Ce sont précisément ces petits crédits auxquels les personnes à faibles revenus font appel", alerte le réseau. Le RBLP appelle enfin les autorités à s'attaquer à l'endettement de manière structurelle. "Si nous voulons nous attaquer à l'insolvabilité de nombreuses familles dans notre pays, et donc à l'une des principales causes du problème de l'endettement, des efforts devraient être faits pour porter les allocations au-dessus du seuil de pauvreté européen", plaide l'association. Le 20 mai, la Chambre a approuvé à l'unanimité une proposition de loi permettant de reporter des mensualités de remboursement d'un crédit à la consommation pendant la pandémie de Covid-19. Selon cette mesure, le prêteur doit, à la demande de l'emprunteur, accorder un report de paiement pour une période maximale de trois mois, renouvelable une fois pour trois mois supplémentaires. (Belga)

Les bénéficiaires d'allocations seront "mis sur la touche", dénonce le RBLP. Leurs revenus n'ont peut-être pas diminué, mais l'association argumente que les dépenses de nombreux ménages ont gonflé : les prix dans les supermarchés ont augmenté, les banques alimentaires ont fermé, la consommation d'énergie est en hausse... Pour ne pas écarter les plus vulnérables, le réseau suggère aussi de ne pas exclure les consommateurs qui avaient déjà des arriérés de paiement avant le 1er avril, mais plutôt de ne pas tenir compte des arriérés déjà encourus avant cette date. L'organisation demande également de ne pas limiter le report de paiement aux mensualités de 50 euros ou plus, mais de l'autoriser pour des montants inférieurs. "Ce sont précisément ces petits crédits auxquels les personnes à faibles revenus font appel", alerte le réseau. Le RBLP appelle enfin les autorités à s'attaquer à l'endettement de manière structurelle. "Si nous voulons nous attaquer à l'insolvabilité de nombreuses familles dans notre pays, et donc à l'une des principales causes du problème de l'endettement, des efforts devraient être faits pour porter les allocations au-dessus du seuil de pauvreté européen", plaide l'association. Le 20 mai, la Chambre a approuvé à l'unanimité une proposition de loi permettant de reporter des mensualités de remboursement d'un crédit à la consommation pendant la pandémie de Covid-19. Selon cette mesure, le prêteur doit, à la demande de l'emprunteur, accorder un report de paiement pour une période maximale de trois mois, renouvelable une fois pour trois mois supplémentaires. (Belga)