Le chef de groupe Raoul Hedebouw a fait remarquer que le gouvernement fédéral était en affaires courantes et ne reposait plus sur une majorité parlementaire.

"S'il y a eu de grands accords entre les partis traditionnels, et bien votez pour le fait que Didier Reynders nous représente à la Commission", a lancé M. Hedebouw à ses collègues.

Les autres députés sont restés muets à l'exception du cdH qui a regretté le "show" du député communiste. "Si vous êtes un bon démocrate, vous savez que ce n'est pas au parlement belge de désigner le commissaire européen. Dans la démocratie européenne, c'est le parlement européen qui désigne les commissaires. C'est un travail qui ne nous appartient pas", a répondu Georges Dallemagne.

Le Premier ministre, Charles Michel, a répété quant à lui que le gouvernement avait suivi la procédure en vigueur depuis 30 ans et conforme à la jurisprudence du Conseil d'Etat sur les affaires courantes. Des consultations informelles de plusieurs partis ont eu lieu avant que la candidature de M. Reynders ne soit transmise à la future présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a-t-il précisé.

Qui plus est, un commissaire européen ne porte pas la voix de son pays ou de son parti, a-t-il souligné.

Le PS, à l'instar d'autres partis, a souhaité qu'un débat approfondi ait lieu sur la politique européenne.

"C'est clair que ce n'est pas le candidat que nous soutenons. Nous estimons qu'un débat de fond sur la politique européenne est plus qu'important. Que va faire, par exemple, Didier Reynders pour mettre en place un vrai pilier social européen? ", a expliqué Hugue Bayet.