"La question n'est pas le nom de la loi, il s'agit de libérer les négociations salariales et de donner à la classe travailleuse le respect qu'elle mérite", a lancé M. Hedebouw samedi dans un discours retransmis sur Facebook, pandémie oblige. Réagissant à la menace de la famille socialiste au gouvernement fédéral de bloquer le versement des dividendes si des augmentations de salaires ne sont pas accordées aux travailleurs, le PTB y voit une "bonne mesure", tout en déplorant qu'elle n'ait jamais été appliquée en 25 ans, "même quand les socialistes étaient au gouvernement". "Les lignes commencent enfin à bouger", s'est félicité le député marxiste-léniniste. "C'est le résultat de la mobilisation des travailleurs et de la montée du PTB dans tout le pays. L'essentiel reste que la norme salariale doit disparaître. 0,4% c'est insuffisant", a-t-il ajouté. "C'est une honte que le gouvernement Vivaldi se range du côté de la FEB dans les négociations salariales", a attaqué M. Hedebouw dans un message enregistré et soigneusement monté et illustré. Comme il en a pris désormais l'habitude, le Liégeois a aussi sévèrement critiqué le PS, lequel avait promis lors des élections de 2019 de ne monter au pouvoir que si l'âge de la pension était ramené à 65 ans, "un point 'non-négociable', dixit Paul Magnette lui-même", a rappelé M. Hedebouw. "Aujourd'hui, les socialistes sont bien au gouvernement, mais... l'âge de la pension n'a pas bougé d'un iota", a grincé l'élu, pointant dans la foulée l'absence de solution pour permettre un départ anticipé des métiers pénibles, alors que l'âge minimal de la prépension sera prochainement porté à 60 ans. Vu l'échec récent des négociations entre partenaires sociaux sur les salaires, le PTB a eu la dent dure contre le patron de la FEB, Pieter Timmermans, accusé de ne vouloir laisser "que des miettes aux travailleurs", alors que dans certaines entreprises les dividendes aux actionnaires et les salaires des patrons ont, eux, augmenté. Georges-Louis Bouchez, le président du MR, en a pris aussi pour son grade pour avoir appelé les travailleurs au sens des réalités lors de ces négociations. "Comme président du MR, il a un salaire de 18.900 euros par mois. C'est ça avoir le 'sens des réalités' à la sauce MR, monsieur Bouchez?", a lancé l'élu communiste. "Je vais vous dire moi: avoir le sens des réalités, c'est se rendre compte qu'il y a en Belgique un tas de gens qui exercent des métiers essentiels pour notre société mais qui gagnent à peine 10 ou 11 euros de l'heure!". Alors que la pandémie de coronavirus sévit maintenant depuis plus d'un an, le PTB a encore dénoncé samedi un gouvernement "qui continue à patauger dans la semoule" avec "dix ministres de la Santé", qui décide d'un report continuel de la réouverture de la culture, des cafés, etc., "alors que la plus grande source de contamination c'est l'industrie qui continue, elle, à tourner à plein régime!". Raoul Hedebouw s'en est enfin pris violemment aux grandes entreprises pharmaceutiques qui, selon lui, ne voient dans la pandémie qu'une manière "de se faire de l'argent", qui font passer "la cupidité avant la santé". Une attitude qu'il a qualifiée de "crime contre l'humanité". Si l'on veut sortir de la crise sanitaire mondiale, il est impératif de lever sans délai les brevets sur les vaccins, a-t-il encore plaidé. (Belga)

"La question n'est pas le nom de la loi, il s'agit de libérer les négociations salariales et de donner à la classe travailleuse le respect qu'elle mérite", a lancé M. Hedebouw samedi dans un discours retransmis sur Facebook, pandémie oblige. Réagissant à la menace de la famille socialiste au gouvernement fédéral de bloquer le versement des dividendes si des augmentations de salaires ne sont pas accordées aux travailleurs, le PTB y voit une "bonne mesure", tout en déplorant qu'elle n'ait jamais été appliquée en 25 ans, "même quand les socialistes étaient au gouvernement". "Les lignes commencent enfin à bouger", s'est félicité le député marxiste-léniniste. "C'est le résultat de la mobilisation des travailleurs et de la montée du PTB dans tout le pays. L'essentiel reste que la norme salariale doit disparaître. 0,4% c'est insuffisant", a-t-il ajouté. "C'est une honte que le gouvernement Vivaldi se range du côté de la FEB dans les négociations salariales", a attaqué M. Hedebouw dans un message enregistré et soigneusement monté et illustré. Comme il en a pris désormais l'habitude, le Liégeois a aussi sévèrement critiqué le PS, lequel avait promis lors des élections de 2019 de ne monter au pouvoir que si l'âge de la pension était ramené à 65 ans, "un point 'non-négociable', dixit Paul Magnette lui-même", a rappelé M. Hedebouw. "Aujourd'hui, les socialistes sont bien au gouvernement, mais... l'âge de la pension n'a pas bougé d'un iota", a grincé l'élu, pointant dans la foulée l'absence de solution pour permettre un départ anticipé des métiers pénibles, alors que l'âge minimal de la prépension sera prochainement porté à 60 ans. Vu l'échec récent des négociations entre partenaires sociaux sur les salaires, le PTB a eu la dent dure contre le patron de la FEB, Pieter Timmermans, accusé de ne vouloir laisser "que des miettes aux travailleurs", alors que dans certaines entreprises les dividendes aux actionnaires et les salaires des patrons ont, eux, augmenté. Georges-Louis Bouchez, le président du MR, en a pris aussi pour son grade pour avoir appelé les travailleurs au sens des réalités lors de ces négociations. "Comme président du MR, il a un salaire de 18.900 euros par mois. C'est ça avoir le 'sens des réalités' à la sauce MR, monsieur Bouchez?", a lancé l'élu communiste. "Je vais vous dire moi: avoir le sens des réalités, c'est se rendre compte qu'il y a en Belgique un tas de gens qui exercent des métiers essentiels pour notre société mais qui gagnent à peine 10 ou 11 euros de l'heure!". Alors que la pandémie de coronavirus sévit maintenant depuis plus d'un an, le PTB a encore dénoncé samedi un gouvernement "qui continue à patauger dans la semoule" avec "dix ministres de la Santé", qui décide d'un report continuel de la réouverture de la culture, des cafés, etc., "alors que la plus grande source de contamination c'est l'industrie qui continue, elle, à tourner à plein régime!". Raoul Hedebouw s'en est enfin pris violemment aux grandes entreprises pharmaceutiques qui, selon lui, ne voient dans la pandémie qu'une manière "de se faire de l'argent", qui font passer "la cupidité avant la santé". Une attitude qu'il a qualifiée de "crime contre l'humanité". Si l'on veut sortir de la crise sanitaire mondiale, il est impératif de lever sans délai les brevets sur les vaccins, a-t-il encore plaidé. (Belga)