La modification du règlement que prévoient le MR et le cdH pour réduire de douze à dix le nombre de députés effectifs dans les commissions - et s'assurer ainsi une majorité - relève d'une stratégie des "petits arrangements", a déploré M. Collignon, même s'il reconnaît que cette répartition respecte la clé D'Hondt, le critère d'attribution des sièges en fonction du nombre de voix. "On n'a jamais vu de commissions à dix effectifs. C'est uniquement destiné à ce qu'une majorité aussi courte puisse fonctionner. Mais ce faisant, on limite les députés dans leur capacité de contrôle du gouvernement", a dénoncé le chef de groupe socialiste. "On voit bien que l'arithmétique va compliquer la vie de cette majorité, contrainte de recourir à des traficotages". Le PS assure pourtant vouloir se montrer constructif pour ne pas retarder l'installation du gouvernement. Pour autant, l'avancée de la grossesse de deux députées de la majorité dont les voix sont nécessaires aux votes de vendredi laisse planer un doute sur le respect de l'agenda. "Il faut distinguer le plan humain et le plan politique, commente M. Collignon. Si un 'petit bout' a décidé de changer le cours de l'histoire, on reportera". (Belga)

La modification du règlement que prévoient le MR et le cdH pour réduire de douze à dix le nombre de députés effectifs dans les commissions - et s'assurer ainsi une majorité - relève d'une stratégie des "petits arrangements", a déploré M. Collignon, même s'il reconnaît que cette répartition respecte la clé D'Hondt, le critère d'attribution des sièges en fonction du nombre de voix. "On n'a jamais vu de commissions à dix effectifs. C'est uniquement destiné à ce qu'une majorité aussi courte puisse fonctionner. Mais ce faisant, on limite les députés dans leur capacité de contrôle du gouvernement", a dénoncé le chef de groupe socialiste. "On voit bien que l'arithmétique va compliquer la vie de cette majorité, contrainte de recourir à des traficotages". Le PS assure pourtant vouloir se montrer constructif pour ne pas retarder l'installation du gouvernement. Pour autant, l'avancée de la grossesse de deux députées de la majorité dont les voix sont nécessaires aux votes de vendredi laisse planer un doute sur le respect de l'agenda. "Il faut distinguer le plan humain et le plan politique, commente M. Collignon. Si un 'petit bout' a décidé de changer le cours de l'histoire, on reportera". (Belga)