L'État se priverait de dividendes importants à l'heure où les taux d'intérêt sont très bas (le taux sur la dette belge est inférieur à 1%), font remarquer les socialistes. Ce que l'État gagnerait sur la dette serait inférieur à ce qu'il perdrait en dividendes. Le PS épingle une décision purement idéologique. Les consommateurs paieront davantage pour les services offerts par ces entreprises, en particulier les services publics, les travailleurs verront la qualité de leur emploi se détériorer, quand ils ne risqueront tout simplement pas de le perdre, et les contribuables devront combler un nouveau trou budgétaire. Aux yeux des socialistes, le secteur public devrait au contraire détenir davantage de capital dans les entreprises. "À la question 'à qui appartiennent les entreprises ? ', la réponse serait dès lors 'en partie à tous les citoyens' et 'non aux seuls plus fortunés'", conclut le PS. Le PTB a lui aussi dénoncé ces projets, en épinglant plus particulièrement le cas des chemins de fer. La privatisation du rail en Grande-Bretagne s'est traduite par une régression du service au public accompagnée d'une hausse considérable des tarifs. "Un homme averti en vaut deux", souligne le parti communiste. Le PTB s'interroge également sur la responsabilité des partis de gouvernement (l'idée a été exprimée par un ministre N-VA) alors que ce point ne figure pas dans leurs programmes électoraux. "Quelle est la légitimité démocratique de cette proposition? " a demandé le député régional bruxellois Michaël Verbauwhede. (Belga)

L'État se priverait de dividendes importants à l'heure où les taux d'intérêt sont très bas (le taux sur la dette belge est inférieur à 1%), font remarquer les socialistes. Ce que l'État gagnerait sur la dette serait inférieur à ce qu'il perdrait en dividendes. Le PS épingle une décision purement idéologique. Les consommateurs paieront davantage pour les services offerts par ces entreprises, en particulier les services publics, les travailleurs verront la qualité de leur emploi se détériorer, quand ils ne risqueront tout simplement pas de le perdre, et les contribuables devront combler un nouveau trou budgétaire. Aux yeux des socialistes, le secteur public devrait au contraire détenir davantage de capital dans les entreprises. "À la question 'à qui appartiennent les entreprises ? ', la réponse serait dès lors 'en partie à tous les citoyens' et 'non aux seuls plus fortunés'", conclut le PS. Le PTB a lui aussi dénoncé ces projets, en épinglant plus particulièrement le cas des chemins de fer. La privatisation du rail en Grande-Bretagne s'est traduite par une régression du service au public accompagnée d'une hausse considérable des tarifs. "Un homme averti en vaut deux", souligne le parti communiste. Le PTB s'interroge également sur la responsabilité des partis de gouvernement (l'idée a été exprimée par un ministre N-VA) alors que ce point ne figure pas dans leurs programmes électoraux. "Quelle est la légitimité démocratique de cette proposition? " a demandé le député régional bruxellois Michaël Verbauwhede. (Belga)