"Il va de soi que le gouvernement doit disposer des moyens de lutter contre la pandémie, c'est une question de vie ou de mort. Mais les pouvoirs spéciaux ne peuvent être le Cheval de Troie de l'austérité et du tout-au-profit. Nous lançons un avertissement: il n'est pas question qu'ils servent à détricoter le droit du travail et notre système de protection sociale", a déclaré le chef de groupe PS à la Chambre, Ahmed Laaouej. Des mesures prises ces derniers jours par arrêté ministériel suscitent la crispation des syndicats. La présidente du SETCa, Myriam Delmée, en charge du secteur du commerce, s'est inquiétée des effets de l'arrêté du 23 mars qui prévoit des heures d'ouverture maximales des magasins d'alimentation de 7h à 22h alors que la loi fixe celles-ci de 8h à 20h. Elle y a vu l'oeuvre du lobbying de la fédération patronale Comeos qui a toutefois fait savoir mardi qu'une telle extension n'était pas à l'ordre du jour. Et mercredi, le président de la FGTB, Robert Verteneuil, a déploré l'absence de concertation dans la définition des secteurs dits essentiels qui mène, selon lui, à poursuivre la production de biens loin d'être cruciaux pour la population. (Belga)

"Il va de soi que le gouvernement doit disposer des moyens de lutter contre la pandémie, c'est une question de vie ou de mort. Mais les pouvoirs spéciaux ne peuvent être le Cheval de Troie de l'austérité et du tout-au-profit. Nous lançons un avertissement: il n'est pas question qu'ils servent à détricoter le droit du travail et notre système de protection sociale", a déclaré le chef de groupe PS à la Chambre, Ahmed Laaouej. Des mesures prises ces derniers jours par arrêté ministériel suscitent la crispation des syndicats. La présidente du SETCa, Myriam Delmée, en charge du secteur du commerce, s'est inquiétée des effets de l'arrêté du 23 mars qui prévoit des heures d'ouverture maximales des magasins d'alimentation de 7h à 22h alors que la loi fixe celles-ci de 8h à 20h. Elle y a vu l'oeuvre du lobbying de la fédération patronale Comeos qui a toutefois fait savoir mardi qu'une telle extension n'était pas à l'ordre du jour. Et mercredi, le président de la FGTB, Robert Verteneuil, a déploré l'absence de concertation dans la définition des secteurs dits essentiels qui mène, selon lui, à poursuivre la production de biens loin d'être cruciaux pour la population. (Belga)