Le projet de loi spéciale reste pendant au Sénat alors que le ministre de l'Intérieur Jan Jambon brille par son absence en commission des Affaires institutionnelles, observe le chef de groupe socialiste.

La Chambre a approuvé le 1er mars des propositions de loi et de loi spéciale qui accroissent les obligations de transparence des mandataires publics. Les catégories de personnes tenues de déposer une liste de mandats sont étendues et les rémunérations obtenues en contrepartie de l'exercice d'une fonction publique ou privée devront également être publiées. La capacité de contrôle de la Cour des comptes est renforcée. Ces textes découlent du consensus scellé durant l'été 2017 à la Chambre entre tous les groupes politiques de la Chambre, sur le renouveau politique, après les affaires Publifin et Telenet. Un de ces textes, la proposition de loi spéciale, relève du bicaméralisme et doit dès lors également être adopté par le Sénat.

Une première réunion de la commission des Affaires institutionnelles du Sénat a eu lieu il y a 15 jours. "Le ministre de l'Intérieur Jan Jambon n'était pas présent. Marquant la volonté d'avancer dans l'examen du texte, nous avons accepté d'entamer une discussion technique avec son cabinet, moyennant la promesse qu'il vienne ultérieurement. Or, il ne s'est pas présenté, ni excusé, lors de la réunion suivante. Nous apprenons qu'il ne viendra pas non plus à la réunion prévue ce vendredi après-midi qui sera reportée au 16 avril", déplore Christophe Lacroix. "Nous connaissons le mépris de la N-VA pour le Sénat, institution de concertation fédérale mais nous sommes ici dans le cadre d'une compétence fixée par la loi", rappelle-t-il. "Nous avons surtout le sentiment que la N-VA a un problème avec le renouveau politique. Qu'au lieu de mettre de l'huile, elle met du sable dans les rouages", accuse le chef de groupe PS. Il attend du vice-premier ministre N-VA et ministre de l'Intérieur Jan Jambon qu'il fasse "aboutir le dossier dans les plus brefs délais".

Cette sortie du sénateur socialiste a été particulièrement mal reçue par la cheffe de groupe N-VA à la Haute assemblée Annick De Ridder. "Jan Jambon a été convié par le premier ministre Charles Michel à participer vendredi après-midi à une réunion du comité ministériel restreint (sur le budget, Ndlr). Cela a été communiqué au Bureau du Sénat et à un ce moment-là Christophe Lacroix n'a pas réagi", a-t-elle indiqué. "Qui plus est, la présence d'un ministre n'est pas requise lors d'un débat portant sur une proposition de loi (la proposition de loi spéciale est devenue projet du fait de son envoi au Sénat, il ne s'agit pas d'une initiative gouvernementale, Ndlr). Pour autant, le ministre avait délégué un représentant de son cabinet".

Pour Annick De Ridder, les accusations de son homologue socialiste, c'est du "pur populisme". La N-VA, a-t-elle ajouté, "n'a aucune leçon à recevoir en matière de transparence, de la part du PS, un parti qui a abusé, de façon répétée, de sa position lorsqu'il était aux responsabilités, et de l'argent du contribuable". Enfin, "nous jouons un rôle moteur en matière de renouveau politique; le groupe de travail constitué à la Chambre était présidé par notre collègue de parti Brecht Vermeulen".

Le projet de loi spéciale reste pendant au Sénat alors que le ministre de l'Intérieur Jan Jambon brille par son absence en commission des Affaires institutionnelles, observe le chef de groupe socialiste.La Chambre a approuvé le 1er mars des propositions de loi et de loi spéciale qui accroissent les obligations de transparence des mandataires publics. Les catégories de personnes tenues de déposer une liste de mandats sont étendues et les rémunérations obtenues en contrepartie de l'exercice d'une fonction publique ou privée devront également être publiées. La capacité de contrôle de la Cour des comptes est renforcée. Ces textes découlent du consensus scellé durant l'été 2017 à la Chambre entre tous les groupes politiques de la Chambre, sur le renouveau politique, après les affaires Publifin et Telenet. Un de ces textes, la proposition de loi spéciale, relève du bicaméralisme et doit dès lors également être adopté par le Sénat. Une première réunion de la commission des Affaires institutionnelles du Sénat a eu lieu il y a 15 jours. "Le ministre de l'Intérieur Jan Jambon n'était pas présent. Marquant la volonté d'avancer dans l'examen du texte, nous avons accepté d'entamer une discussion technique avec son cabinet, moyennant la promesse qu'il vienne ultérieurement. Or, il ne s'est pas présenté, ni excusé, lors de la réunion suivante. Nous apprenons qu'il ne viendra pas non plus à la réunion prévue ce vendredi après-midi qui sera reportée au 16 avril", déplore Christophe Lacroix. "Nous connaissons le mépris de la N-VA pour le Sénat, institution de concertation fédérale mais nous sommes ici dans le cadre d'une compétence fixée par la loi", rappelle-t-il. "Nous avons surtout le sentiment que la N-VA a un problème avec le renouveau politique. Qu'au lieu de mettre de l'huile, elle met du sable dans les rouages", accuse le chef de groupe PS. Il attend du vice-premier ministre N-VA et ministre de l'Intérieur Jan Jambon qu'il fasse "aboutir le dossier dans les plus brefs délais". Cette sortie du sénateur socialiste a été particulièrement mal reçue par la cheffe de groupe N-VA à la Haute assemblée Annick De Ridder. "Jan Jambon a été convié par le premier ministre Charles Michel à participer vendredi après-midi à une réunion du comité ministériel restreint (sur le budget, Ndlr). Cela a été communiqué au Bureau du Sénat et à un ce moment-là Christophe Lacroix n'a pas réagi", a-t-elle indiqué. "Qui plus est, la présence d'un ministre n'est pas requise lors d'un débat portant sur une proposition de loi (la proposition de loi spéciale est devenue projet du fait de son envoi au Sénat, il ne s'agit pas d'une initiative gouvernementale, Ndlr). Pour autant, le ministre avait délégué un représentant de son cabinet". Pour Annick De Ridder, les accusations de son homologue socialiste, c'est du "pur populisme". La N-VA, a-t-elle ajouté, "n'a aucune leçon à recevoir en matière de transparence, de la part du PS, un parti qui a abusé, de façon répétée, de sa position lorsqu'il était aux responsabilités, et de l'argent du contribuable". Enfin, "nous jouons un rôle moteur en matière de renouveau politique; le groupe de travail constitué à la Chambre était présidé par notre collègue de parti Brecht Vermeulen".