Le président d'Avocats.be s'est adressé à Charles Michel (MR) au sujet du projet de loi visant à autoriser des visites domiciliaires afin de débusquer les illégaux refusant de quitter le territoire, et au sujet de la mise en cause, par le ministre Jambon de la plaidoirie de Me Sven Mary, lors du procès de Salah Abdeslam.

"On sait que M. Michel s'est emparé du dossier concernant les visites domiciliaires, ce qui n'est pas fréquent. Le président de l'OVB (le pendant néerlandophone d'Avocats.be, NdlR) et moi l'avons rencontré et lui avons dit, avec fermeté, que s'il persistait, contrairement à ce que nous souhaitons, à faire avancer le projet, nous exigerions que les migrants recherchés soient assistés d'un avocat et que le juge d'instruction dispose d'une marge de manoeuvre quant à la détermination de la mission des policiers et l'étendue de la visite domiciliaire qui est, en réalité, une perquisition", a indiqué à La Libre Belgique M. Buyle. "Ce projet est inconstitutionnel. Il viole deux principes non négociables, l'inviolabilité du domicile et le droit au respect de la vie privée à propos desquels nous ne transigerons pas", martèle-t-il.

Dans l'affaire Jambon-Mary, Me Buyle a demandé au Premier ministre de recevoir les représentants des magistrats et des barreaux et de leur confirmer "sa conception de la séparation des pouvoirs. Nous attendons ce geste d'apaisement, qui permettrait à chacun de sortir de cette vilaine impasse".

"Quand Jan Jambon vient dire que ses propos à l'égard de Me Mary, il les a tenus comme citoyen et non comme ministre, il ment, il se moque du monde, il insulte la famille judiciaire."

Le président d'Avocats.be s'est adressé à Charles Michel (MR) au sujet du projet de loi visant à autoriser des visites domiciliaires afin de débusquer les illégaux refusant de quitter le territoire, et au sujet de la mise en cause, par le ministre Jambon de la plaidoirie de Me Sven Mary, lors du procès de Salah Abdeslam. "On sait que M. Michel s'est emparé du dossier concernant les visites domiciliaires, ce qui n'est pas fréquent. Le président de l'OVB (le pendant néerlandophone d'Avocats.be, NdlR) et moi l'avons rencontré et lui avons dit, avec fermeté, que s'il persistait, contrairement à ce que nous souhaitons, à faire avancer le projet, nous exigerions que les migrants recherchés soient assistés d'un avocat et que le juge d'instruction dispose d'une marge de manoeuvre quant à la détermination de la mission des policiers et l'étendue de la visite domiciliaire qui est, en réalité, une perquisition", a indiqué à La Libre Belgique M. Buyle. "Ce projet est inconstitutionnel. Il viole deux principes non négociables, l'inviolabilité du domicile et le droit au respect de la vie privée à propos desquels nous ne transigerons pas", martèle-t-il. Dans l'affaire Jambon-Mary, Me Buyle a demandé au Premier ministre de recevoir les représentants des magistrats et des barreaux et de leur confirmer "sa conception de la séparation des pouvoirs. Nous attendons ce geste d'apaisement, qui permettrait à chacun de sortir de cette vilaine impasse". "Quand Jan Jambon vient dire que ses propos à l'égard de Me Mary, il les a tenus comme citoyen et non comme ministre, il ment, il se moque du monde, il insulte la famille judiciaire."