Il a aussi insisté sur la priorité que constitue à ses yeux le recrutement de personnel jeune, les forces armées devant attirer quelque 10.000 personnes au cours des prochaines années sur un marché de l'emploi de plus en plus difficile pour assurer la sécurité et le bien-être de la population belge.

"Une augmentation de l'effort de défense sera nécessaire au cours de la prochaine législature afin de couvrir les besoins en matière de moyens de paiement de la défense et remplir au moins partiellement les engagements déjà pris envers l'Otan et les remplir de manière crédible", a-t-il affirmé à l'occasion de la présentation de ses voeux aux mondes militaire, diplomatique, politique, académique, syndical et médiatique au Cercle gaulois à Bruxelles. et en présence de son ministre de tutelle, Didier Reynders, par ailleurs chef de la diplomatie belge.

Les pays alliés se sont engagés en 2014 à consacrer en dix ans - soit d'ici 2024 - 2% de leur Produit intérieur brut (PIB) aux dépenses de défense (militaires et pensions), un chiffre que le président américain Donald Trump rêve de porter à 4%.

Or la "vision stratégique" approuvée en juin 2016 par le gouvernement Michel 1er prévoit de faire passer les dépenses de défense (militaires et pensions) de 0,9% du PIB à 1,1% en 2014 et à 1,3% en 2030, ce qui était censé être la moyenne des Etats européens non nucléaires membres de l'Otan.

Mais cette moyenne est train de remonter dans de nombreux pays et les exigences de l'Otan se sont encore renforcées à la lumière d'une situation géostratégique particulièrement instable, avec des "intimidations" russes.

"L'évolution budgétaire actuellement prévue (à 1,1% en 2024) est largement insuffisante pour payer la dette existant à ce moment (...) et se situe largement en dessous de l'objectif des 2%", a souligné le chef de la Défense (Chod).

Le général Marc Compernol, Belga
Le général Marc Compernol © Belga

Il s'est félicité des investissements déjà concrétisés en 2018 pour "plus de sept milliards d'euros", avec l'achat de 34 avions de combat furtifs F-35 Lightning II du groupe Lockheed Martin, dans la version A, à décollages et atterrissages classiques, de deux systèmes de drones Male (Medium Altitude, Long Endurance) de type MQ-9B Sky Guardian de la firme américaine General Atomics et la concrétisation d'un "partenariat stratégique" avec la France pour l'acquisition de 442 véhicules blindés Griffon et Jaguar pour rééquiper les unités de combat de la composante Terre.

Le gouvernement - désormais démissionnaire et en affaires courantes - doit encore concrétiser, sans doute en février, l'acquisition de douze nouveaux navires de lutte contre les mines (MCM en jargon) pour les marines belge et néerlandaise alors que les Pays-Bas se chargent d'un programme de frégates (deux pour eux et deux pour la Belgique) pour un montant total de 4,4 milliards d'euros.

"Cet effort doit être maintenu afin de permettre la bonne exécution des missions de la Défense", a dit le général Compernol.

Mais il a aussi insisté sur la nécessité d'investir dans le personnel.

La Défense doit prendre "à bras le corps le défi des ressources humaines" par une "recapitalisation cruciale en personnel", a-t-il lancé.

L'armée devra, selon lui, "améliorer l'attractivité du métier de militaire", "augmenter le recrutement" au delà des plus de 2.000 fonctions ouvertes en 2019 et "améliorer notre (sa) compétitivité sur le marché du travail".

"Le fait est que la Défense doit recruter dans les cinq prochaines années plus de 10.000 jeunes pour combler les trous. Le fait est que je ne suis pas le seul CEO (chef d'entreprise, ndlr) dans ce pays qui fasse face à ce défi. The war on talent" (la guerre pour dénicher des talents) est un fait, la concurrence est grande", a dit le Chod.

Selon lui, "la police et la Défense puisent dans le même vivier". "Et des spécialistes IT (en technologies informatiques) et cyber sont aussi nécessaires dans des entreprises civiles qu'à la Défense", a encore souligné le général Compernol.

Il a aussi insisté sur la priorité que constitue à ses yeux le recrutement de personnel jeune, les forces armées devant attirer quelque 10.000 personnes au cours des prochaines années sur un marché de l'emploi de plus en plus difficile pour assurer la sécurité et le bien-être de la population belge. "Une augmentation de l'effort de défense sera nécessaire au cours de la prochaine législature afin de couvrir les besoins en matière de moyens de paiement de la défense et remplir au moins partiellement les engagements déjà pris envers l'Otan et les remplir de manière crédible", a-t-il affirmé à l'occasion de la présentation de ses voeux aux mondes militaire, diplomatique, politique, académique, syndical et médiatique au Cercle gaulois à Bruxelles. et en présence de son ministre de tutelle, Didier Reynders, par ailleurs chef de la diplomatie belge. Les pays alliés se sont engagés en 2014 à consacrer en dix ans - soit d'ici 2024 - 2% de leur Produit intérieur brut (PIB) aux dépenses de défense (militaires et pensions), un chiffre que le président américain Donald Trump rêve de porter à 4%. Or la "vision stratégique" approuvée en juin 2016 par le gouvernement Michel 1er prévoit de faire passer les dépenses de défense (militaires et pensions) de 0,9% du PIB à 1,1% en 2014 et à 1,3% en 2030, ce qui était censé être la moyenne des Etats européens non nucléaires membres de l'Otan. Mais cette moyenne est train de remonter dans de nombreux pays et les exigences de l'Otan se sont encore renforcées à la lumière d'une situation géostratégique particulièrement instable, avec des "intimidations" russes. "L'évolution budgétaire actuellement prévue (à 1,1% en 2024) est largement insuffisante pour payer la dette existant à ce moment (...) et se situe largement en dessous de l'objectif des 2%", a souligné le chef de la Défense (Chod). Il s'est félicité des investissements déjà concrétisés en 2018 pour "plus de sept milliards d'euros", avec l'achat de 34 avions de combat furtifs F-35 Lightning II du groupe Lockheed Martin, dans la version A, à décollages et atterrissages classiques, de deux systèmes de drones Male (Medium Altitude, Long Endurance) de type MQ-9B Sky Guardian de la firme américaine General Atomics et la concrétisation d'un "partenariat stratégique" avec la France pour l'acquisition de 442 véhicules blindés Griffon et Jaguar pour rééquiper les unités de combat de la composante Terre. Le gouvernement - désormais démissionnaire et en affaires courantes - doit encore concrétiser, sans doute en février, l'acquisition de douze nouveaux navires de lutte contre les mines (MCM en jargon) pour les marines belge et néerlandaise alors que les Pays-Bas se chargent d'un programme de frégates (deux pour eux et deux pour la Belgique) pour un montant total de 4,4 milliards d'euros. "Cet effort doit être maintenu afin de permettre la bonne exécution des missions de la Défense", a dit le général Compernol. Mais il a aussi insisté sur la nécessité d'investir dans le personnel. La Défense doit prendre "à bras le corps le défi des ressources humaines" par une "recapitalisation cruciale en personnel", a-t-il lancé. L'armée devra, selon lui, "améliorer l'attractivité du métier de militaire", "augmenter le recrutement" au delà des plus de 2.000 fonctions ouvertes en 2019 et "améliorer notre (sa) compétitivité sur le marché du travail". "Le fait est que la Défense doit recruter dans les cinq prochaines années plus de 10.000 jeunes pour combler les trous. Le fait est que je ne suis pas le seul CEO (chef d'entreprise, ndlr) dans ce pays qui fasse face à ce défi. The war on talent" (la guerre pour dénicher des talents) est un fait, la concurrence est grande", a dit le Chod. Selon lui, "la police et la Défense puisent dans le même vivier". "Et des spécialistes IT (en technologies informatiques) et cyber sont aussi nécessaires dans des entreprises civiles qu'à la Défense", a encore souligné le général Compernol.