Dans un communiqué, le Syndicat national des magistrats (SNM), initiateur de la grève pour protester contre un vaste mouvement de mutations visant 3.000 magistrats - soit la moitié de la magistrature, selon les syndicats -, a appelé les grévistes à "la reprise de l'activité judiciaire à compter de mercredi". Cité par l'agence de presse officielle APS, le président du SNM, Issad Mabrouk, explique que la suspension de la grève a été décidée après une "médiation" et à "la lumière des circonstances que traverse le pays. L'Algérie est depuis le 22 février en proie à un mouvement de contestation inédit du régime et où une présidentielle contestée par la rue est prévue le 12 décembre. Présidant notamment les commissions électorales locales, les magistrats jouent un rôle-clé dans ce processus électoral. Le Club des magistrats se réunit mardi soir pour décider s'il appelle à maintenir ou suspendre la grève à laquelle il s'était joint, a indiqué son porte-parole Saadedine Merzoug. (Belga)