"Savoir que ce hameau existe, qu'il pourrait devenir exemplaire, essayer de trouver des solutions concrètes, c'est primordial", a déclaré le Prince, en guise d'appel aux autorités. Au cours de sa visite, le Prince n'a pas non plus hésité à soumettre plusieurs idées à la population pour rendre le hameau plus durable. Il a notamment évoqué la possibilité de faire du compostage en masse ou l'installation d'équipements permettant d'atteindre une autonomie énergétique. Il a également pris directement contact par téléphone avec un responsable de l'Institut des métiers de la construction afin d'envisager la réalisation de travaux par des élèves d'écoles de construction en difficulté. "En Belgique, il y a énormément de forces vives. Le fait de les mettre ensemble peut avoir un bras de levier considérable", a-t-il relevé. "Ici, nous sommes un peu oubliés", a réagi Elvire Servais, une habitante du hameau. "Il est donc important de montrer que nous existons, que nous ne sommes pas en marge de la société et que nous attendons une vraie reconnaissance." "Voir que le Prince s'est déplacé est très flatteur", a-t-elle ajouté. "En revanche, nous regrettons que le bourgmestre n'en ait pas fait autant, préférant envoyer une échevine." Construit dans les années 1970 sur une zone de loisirs, le hameau du Lac n'est pas considéré comme une zone d'habitat. Ses habitants vivent donc dans l'illégalité d'un point de vue urbanistique. Ils ne peuvent notamment pas effectuer de travaux d'agrandissement de leurs logements ou faire de nouvelles constructions, ce qui leur pose des problèmes. "Ce que la population attend, c'est que la zone soit considérée comme un habitat vert", a expliqué Tara Michel, assistante sociale du hameau. "C'est surtout au niveau régional que cela doit se décider et nous espérons que cela va enfin bouger." (Belga)