Plus de 3,5 millions de ces réfugiés sont des Syriens et Ankara souhaite la création en Syrie d'une "zone de sécurité" où ils pourraient retourner. "Si cela n'arrive pas, nous serons obligés d'ouvrir les portes. Soit vous nous aidez, soit, si vous ne le faites pas, désolé, mais il y des limites à ce que l'on peut supporter", a-t-il déclaré lors d'un discours télévisé à Ankara. "Nous disons, établissons une zone de sécurité (...) si nous faisons une telle chose, cela soulagera la Turquie", a-t-il poursuivi. Il a également évoqué la situation à Idleb - province syrienne frontalière de la Turquie où résident environ 3 millions de personnes et qui est soumise à des bombardements du régime- ainsi qu'un afflux croissant de réfugiés afghans vers la Turquie. "Nous n'avons pas eu de soutien suffisant, et nous serons obligés de faire cela pour l'obtenir", a-t-il ajouté, affirmant que la Turquie avait dépensé 40 milliards de dollars et n'avait obtenu que trois milliards d'euros de l'Union européenne pour l'accueil des réfugiés syriens. La Turquie et l'UE ont conclu en 2016 un accord qui prévoyait le retour en Turquie de migrants entrés illégalement en Grèce en échange notamment d'une aide financière de 6 milliards d'euros de l'UE à Ankara. (Belga)