Interrogé lors d'un débat public à Vintirov (ouest) sur la question de savoir pourquoi la Turquie s'en prend aux Kurdes qui luttent contre les islamistes, le chef de l'Etat tchèque a affirmé que la Turquie était un "allié de fait" de l'EI. "Pourquoi attaquent-ils les Kurdes? Parce qu'ils (les Turcs) sont des alliés de fait de l'EI", a asséné M. Zeman. Il a évoqué des "informations", selon lesquelles "la Turquie jouait un rôle d'intermédiaire lors de certaines opérations d'approvisionnement de l'EI à l'époque où le groupe occupait une partie importante de la Syrie et de l'Irak". "Concrètement il s'agissait par exemple de l'exportation de pétrole", a affirmé M. Zeman. A son avis, son homologue turc Recep Tayyip Erdogan a "misé sur l'islamisation de la Turquie". L'ambassadeur turc à Prague, Ahmet Necati Bigali, a qualifié mercredi les déclarations de M. Zeman de "malheureuses", "inacceptables" et "basées sur des accusations infondées". "La Turquie, en tant que membre actif de la coalition globale contre l'EI, a lutté durement contre l'EI depuis sa fondation, par ses propres moyens tout comme par ses contributions fournies à cette coalition", a souligné l'ambassadeur dans une déclaration transmise aux médias de Prague. De son côté, le Premier ministre tchèque Andrej Babis, qui s'apprête à visiter cette année la Turquie, a refusé de commenter les déclarations de M. Zeman, alors que le chef de la diplomatie tchèque, Tomas Petricek, a mis en relief l'importance du rôle joué par la Turquie dans la solution du conflit en Syrie. (Belga)

Interrogé lors d'un débat public à Vintirov (ouest) sur la question de savoir pourquoi la Turquie s'en prend aux Kurdes qui luttent contre les islamistes, le chef de l'Etat tchèque a affirmé que la Turquie était un "allié de fait" de l'EI. "Pourquoi attaquent-ils les Kurdes? Parce qu'ils (les Turcs) sont des alliés de fait de l'EI", a asséné M. Zeman. Il a évoqué des "informations", selon lesquelles "la Turquie jouait un rôle d'intermédiaire lors de certaines opérations d'approvisionnement de l'EI à l'époque où le groupe occupait une partie importante de la Syrie et de l'Irak". "Concrètement il s'agissait par exemple de l'exportation de pétrole", a affirmé M. Zeman. A son avis, son homologue turc Recep Tayyip Erdogan a "misé sur l'islamisation de la Turquie". L'ambassadeur turc à Prague, Ahmet Necati Bigali, a qualifié mercredi les déclarations de M. Zeman de "malheureuses", "inacceptables" et "basées sur des accusations infondées". "La Turquie, en tant que membre actif de la coalition globale contre l'EI, a lutté durement contre l'EI depuis sa fondation, par ses propres moyens tout comme par ses contributions fournies à cette coalition", a souligné l'ambassadeur dans une déclaration transmise aux médias de Prague. De son côté, le Premier ministre tchèque Andrej Babis, qui s'apprête à visiter cette année la Turquie, a refusé de commenter les déclarations de M. Zeman, alors que le chef de la diplomatie tchèque, Tomas Petricek, a mis en relief l'importance du rôle joué par la Turquie dans la solution du conflit en Syrie. (Belga)