"Nous demandons aux gens de rendre leurs armes volontairement (...) certains le font mais d'autres les gardent", a déclaré le président soudanais lors d'un rassemblement dans l'ouest du Darfour. "Très bientôt, nous viendrons et nous prendrons les armes qui ne sont pas remises volontairement", a-t-il mis en garde. Le président soudanais est recherché par la Cour pénale internationale (CPI) basée à La Haye pour répondre d'accusations de génocide et de crimes de guerre au Darfour, une région de l'ouest du Soudan grande comme la France. Il a toujours refusé de se rendre à la CPI et affirme que le conflit est aujourd'hui terminé au Darfour, ce que contestent des organisations de défense des droits de l'homme. Le conflit dans cette région avait éclaté en 2003, quand des insurgés issus de minorités ethniques avaient pris les armes contre le pouvoir de Khartoum, aux mains de la majorité arabe, affirmant être marginalisés. Il a fait près de 300.000 morts et 2,5 millions de déplacés, selon l'ONU. Les autorités veulent récupérer les armes détenues par les tribus du Darfour, y compris celles qui ont agi aux côtés des forces gouvernementales. (Belga)

"Nous demandons aux gens de rendre leurs armes volontairement (...) certains le font mais d'autres les gardent", a déclaré le président soudanais lors d'un rassemblement dans l'ouest du Darfour. "Très bientôt, nous viendrons et nous prendrons les armes qui ne sont pas remises volontairement", a-t-il mis en garde. Le président soudanais est recherché par la Cour pénale internationale (CPI) basée à La Haye pour répondre d'accusations de génocide et de crimes de guerre au Darfour, une région de l'ouest du Soudan grande comme la France. Il a toujours refusé de se rendre à la CPI et affirme que le conflit est aujourd'hui terminé au Darfour, ce que contestent des organisations de défense des droits de l'homme. Le conflit dans cette région avait éclaté en 2003, quand des insurgés issus de minorités ethniques avaient pris les armes contre le pouvoir de Khartoum, aux mains de la majorité arabe, affirmant être marginalisés. Il a fait près de 300.000 morts et 2,5 millions de déplacés, selon l'ONU. Les autorités veulent récupérer les armes détenues par les tribus du Darfour, y compris celles qui ont agi aux côtés des forces gouvernementales. (Belga)