M. Cortizo, qui a pris ses fonctions le 1er juillet, a fait cette offre dans une interview diffusée lundi par la chaîne CNN en espagnol, au cours de laquelle il a rejeté l'idée d'une éventuelle intervention militaire étrangère au Venezuela. "Je ne crois pas que la solution au Venezuela soit une solution armée", a déclaré le président panaméen. "C'est à présent le moment approprié pour parvenir à une solution intégrale, négociée et démocratique." En affichant son hostilité à une intervention militaire, M. Cortizo réagissait à de récents propos du dirigeant de l'opposition vénézuélienne Juan Guaido, qui s'est proclamé président par intérim et est reconnu comme tel par une cinquantaine de pays. M. Guaido a annoncé que le parlement vénézuélien, qu'il préside et qui est la seule institution vénézuélienne contrôlée par l'opposition, allait bientôt approuver le retour du Venezuela dans le Traité interaméricain d'assistance réciproque (TIAR). Cet accord régional de défense militaire mutuelle donne un cadre légal à une éventuelle intervention militaire étrangère. Les États-Unis, qui veulent le départ du président socialiste Nicolas Maduro et ont été les premiers à reconnaître M. Guaido, ont évoqué plusieurs fois la possibilité d'une intervention militaire pour contraindre M. Maduro à quitter le pouvoir. Une éventuelle "action militaire" au Venezuela "causera de nombreux morts" et "elle durera longtemps", a averti M. Cortizo. Le Panama a été envahi militairement en 1989 par les États-Unis dans le but de renverser le dictateur Manuel Noriega. L'intervention a fait officiellement 500 morts, mais diverses sources évoquent un bilan de plusieurs milliers de morts. Pour le Venezuela, M. Cortizo a plaidé pour une solution négociée qui comprendrait "un gouvernement provisoire" et "une date pour des élections démocratiques". Ces élections pourraient selon lui avoir lieu rapidement, "à la fin de l'année ou au début de 2020". La proposition de M. Cortizo intervient au moment où des pourparlers entre représentants du gouvernement et de l'opposition ont repris lundi sur l'île de la Barbade. Il s'agit du troisième round de discussions depuis le mois de mai, après deux premières réunions à Oslo qui n'ont pas donné de résultats. M. Cortizo a déclaré que le Panama était prêt à accueillir des négociations ultérieures sur son territoire. (Belga)

M. Cortizo, qui a pris ses fonctions le 1er juillet, a fait cette offre dans une interview diffusée lundi par la chaîne CNN en espagnol, au cours de laquelle il a rejeté l'idée d'une éventuelle intervention militaire étrangère au Venezuela. "Je ne crois pas que la solution au Venezuela soit une solution armée", a déclaré le président panaméen. "C'est à présent le moment approprié pour parvenir à une solution intégrale, négociée et démocratique." En affichant son hostilité à une intervention militaire, M. Cortizo réagissait à de récents propos du dirigeant de l'opposition vénézuélienne Juan Guaido, qui s'est proclamé président par intérim et est reconnu comme tel par une cinquantaine de pays. M. Guaido a annoncé que le parlement vénézuélien, qu'il préside et qui est la seule institution vénézuélienne contrôlée par l'opposition, allait bientôt approuver le retour du Venezuela dans le Traité interaméricain d'assistance réciproque (TIAR). Cet accord régional de défense militaire mutuelle donne un cadre légal à une éventuelle intervention militaire étrangère. Les États-Unis, qui veulent le départ du président socialiste Nicolas Maduro et ont été les premiers à reconnaître M. Guaido, ont évoqué plusieurs fois la possibilité d'une intervention militaire pour contraindre M. Maduro à quitter le pouvoir. Une éventuelle "action militaire" au Venezuela "causera de nombreux morts" et "elle durera longtemps", a averti M. Cortizo. Le Panama a été envahi militairement en 1989 par les États-Unis dans le but de renverser le dictateur Manuel Noriega. L'intervention a fait officiellement 500 morts, mais diverses sources évoquent un bilan de plusieurs milliers de morts. Pour le Venezuela, M. Cortizo a plaidé pour une solution négociée qui comprendrait "un gouvernement provisoire" et "une date pour des élections démocratiques". Ces élections pourraient selon lui avoir lieu rapidement, "à la fin de l'année ou au début de 2020". La proposition de M. Cortizo intervient au moment où des pourparlers entre représentants du gouvernement et de l'opposition ont repris lundi sur l'île de la Barbade. Il s'agit du troisième round de discussions depuis le mois de mai, après deux premières réunions à Oslo qui n'ont pas donné de résultats. M. Cortizo a déclaré que le Panama était prêt à accueillir des négociations ultérieures sur son territoire. (Belga)