Le parquet réclame 20 mois d'inéligibilité à son encontre et une amende de 30.000 euros. Le tribunal mettra son jugement en délibéré à la fin de l'audience lundi. Il pourra faire l'objet d'un appel auprès de la Cour suprême, qui pourra prendre plusieurs mois. Si M. Torra est condamné et que cette condamnation est confirmée par la Cour suprême, il ne pourra plus être président de cette région du nord-est de l'Espagne. Les faits pour lesquels M. Torra, un proche de l'ancien président catalan Carles Puigdemont, est poursuivi, remontent au mois de mars. L'autorité électorale espagnole lui avait alors ordonné de retirer des symboles indépendantistes des édifices publics de la région afin de garantir la neutralité institutionnelle durant la campagne des élections législatives de la fin avril. M. Torra a reconnu devant le juge qu'il avait désobéi à l'autorité électorale. "Je n'ai pas respecté (la décision de l'autorité) ou dit d'une autre façon, j'ai désobéi", a-t-il déclaré en catalan. Cette autorité "n'était pas compétente" pour dicter une telle décision, car "elle n'est pas un organe supérieur au président (de Catalogne) sur le plan hiérarchique", a-t-il affirmé. Une banderole sur la façade du siège du gouvernement catalan à Barcelone portant le slogan "Liberté pour les prisonniers politiques et les exilés", et sur laquelle figurait un ruban jaune, était visée en particulier. Le ruban jaune est utilisé par les indépendantistes pour réclamer la libération de leurs dirigeants en prison. (Belga)