"Je vous annonce en ce 9 octobre 2021 que la France va relancer le combat pour l'abolition universelle", a déclaré le chef de l'État dans un discours prononcé à Paris pour marquer le 40e anniversaire de l'abolition de la peine de mort en France. Il a indiqué que dans le cadre de la présidence française de l'Union Européenne, au premier semestre 2022, la France allait organiser "à Paris avec l'ONG Ensemble contre la peine de mort, une rencontre au plus haut niveau rassemblant les sociétés civiles des États appliquant encore la peine de mort ou un moratoire afin de convaincre leurs dirigeants de l'importance et de l'urgence de l'abolir". Avant lui, Robert Badinter, l'ancien ministre de la Justice qui avait fait voter l'abolition en 1981, avait affirmé sa "conviction absolue: la peine de mort est vouée à disparaître dans le monde car elle est une honte pour l'humanité". "Elle ne défend pas la société, elle la déshonore", a-t-il ajouté d'une voix ferme sous la coupole du Panthéon, monument parisien consacré à honorer de grands personnages ayant marqué l'Histoire de France. Emmanuel Macron a rappelé qu'en 1981, la France avait été "le 35ème État à abolir la peine de mort". "106 États ont à ce jour emprunté cette voie quand 50 autres respectent un moratoire de droit ou de fait sur les exécutions", a-t-il précisé. Mais il a déploré que "483 - un nombre certainement sous-évalué - exécutions" aient été perpétrées dans le monde en 2020. "483 meurtres d'Etat administrés par 33 régimes politiques qui ont pour la plupart en commun un goût partagé pour le despotisme, le rejet de l'universalité des droits de l'Homme", a-t-il estimé, alors que la peine de mort est notamment en vigueur en Chine, aux États-Unis ou en Inde. (Belga)

"Je vous annonce en ce 9 octobre 2021 que la France va relancer le combat pour l'abolition universelle", a déclaré le chef de l'État dans un discours prononcé à Paris pour marquer le 40e anniversaire de l'abolition de la peine de mort en France. Il a indiqué que dans le cadre de la présidence française de l'Union Européenne, au premier semestre 2022, la France allait organiser "à Paris avec l'ONG Ensemble contre la peine de mort, une rencontre au plus haut niveau rassemblant les sociétés civiles des États appliquant encore la peine de mort ou un moratoire afin de convaincre leurs dirigeants de l'importance et de l'urgence de l'abolir". Avant lui, Robert Badinter, l'ancien ministre de la Justice qui avait fait voter l'abolition en 1981, avait affirmé sa "conviction absolue: la peine de mort est vouée à disparaître dans le monde car elle est une honte pour l'humanité". "Elle ne défend pas la société, elle la déshonore", a-t-il ajouté d'une voix ferme sous la coupole du Panthéon, monument parisien consacré à honorer de grands personnages ayant marqué l'Histoire de France. Emmanuel Macron a rappelé qu'en 1981, la France avait été "le 35ème État à abolir la peine de mort". "106 États ont à ce jour emprunté cette voie quand 50 autres respectent un moratoire de droit ou de fait sur les exécutions", a-t-il précisé. Mais il a déploré que "483 - un nombre certainement sous-évalué - exécutions" aient été perpétrées dans le monde en 2020. "483 meurtres d'Etat administrés par 33 régimes politiques qui ont pour la plupart en commun un goût partagé pour le despotisme, le rejet de l'universalité des droits de l'Homme", a-t-il estimé, alors que la peine de mort est notamment en vigueur en Chine, aux États-Unis ou en Inde. (Belga)