La réunion sera précédée par des consultations internes de la Communauté de développement des États de l'Afrique australe (SADC). Celle-ci proposait lundi un recomptage des voix obtenues par chaque candidat à l'élection présidentielle pour "rassurer à la fois les vainqueurs et les perdants". La Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), dirigée par le président de la République du Congo (Brazzaville) Denis Sassou Nguesso, s'inscrivait dans la même optique. L'Union africaine ne s'est, pour sa part, pas prononcée officiellement sur la question du recomptage. Au Conseil de sécurité des Nations unies, son ambassadeur avait renvoyé la balle vendredi aux instances congolaises pour qu'elles expliquent les différences de voix observées. La Cour constitutionnelle de la République démocratique du Congo a commencé à examiner mardi le recours de Martin Fayulu, qui réclame l'invalidation des résultats de la présidentielle du 30 décembre proclamant vainqueur un autre opposant, Félix Tshisekedi. La Commission électorale (Céni) attribue en effet 38,57% des voix à M. Tshisekedi et crédite M. Fayulu de la deuxième place avec 34,8% des suffrages. La puissante Église catholique, qui avait déployé quelque 40.000 observateurs dans le pays le jour du scrutin, avance, elle, 62,5% des voix pour Martin Fayulu. Certains soupçonnent le président Joseph Kabila, au pouvoir depuis 18 ans, d'avoir conclu un accord avec le candidat Tshisekedi pour se maintenir au pouvoir dans l'ombre de son successeur. (Belga)

La réunion sera précédée par des consultations internes de la Communauté de développement des États de l'Afrique australe (SADC). Celle-ci proposait lundi un recomptage des voix obtenues par chaque candidat à l'élection présidentielle pour "rassurer à la fois les vainqueurs et les perdants". La Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), dirigée par le président de la République du Congo (Brazzaville) Denis Sassou Nguesso, s'inscrivait dans la même optique. L'Union africaine ne s'est, pour sa part, pas prononcée officiellement sur la question du recomptage. Au Conseil de sécurité des Nations unies, son ambassadeur avait renvoyé la balle vendredi aux instances congolaises pour qu'elles expliquent les différences de voix observées. La Cour constitutionnelle de la République démocratique du Congo a commencé à examiner mardi le recours de Martin Fayulu, qui réclame l'invalidation des résultats de la présidentielle du 30 décembre proclamant vainqueur un autre opposant, Félix Tshisekedi. La Commission électorale (Céni) attribue en effet 38,57% des voix à M. Tshisekedi et crédite M. Fayulu de la deuxième place avec 34,8% des suffrages. La puissante Église catholique, qui avait déployé quelque 40.000 observateurs dans le pays le jour du scrutin, avance, elle, 62,5% des voix pour Martin Fayulu. Certains soupçonnent le président Joseph Kabila, au pouvoir depuis 18 ans, d'avoir conclu un accord avec le candidat Tshisekedi pour se maintenir au pouvoir dans l'ombre de son successeur. (Belga)