"Parce que je suis convaincu que seul un Etat laïc est capable de protéger le pluralisme, de le préserver en le transformant en unité réelle, je demande que le Liban soit déclaré Etat laïc", a déclaré M. Aoun dans un discours à l'occasion du centenaire du Liban. Il s'est engagé à "appeler au dialogue les autorités religieuses et les dirigeants politiques afin d'arriver à une formule acceptable par tous et pouvant être mise en place à travers des amendements constitutionnels appropriés". Alors qu'il est conspué par le mouvement de contestation, le chef de l'Etat a reconnu que "la jeunesse libanaise appelle au changement", ajoutant que "le moment est venu" de modifier le système politique. Emmanuel Macron, premier chef d'Etat à se rendre au Liban après l'explosion meurtrière au port de Beyrouth le 4 août dont la classe politique est jugée responsable, avait pressé les dirigeants politiques libanais d'entreprendre des réformes politiques vitales. Le président français, attendu à nouveau lundi soir à Beyrouth, avait évoqué vendredi les "contraintes d'un système confessionnel" qui ont conduit "à une situation où il n'y a quasiment plus de renouvellement (politique) et où il y a quasiment une impossibilité de mener des réformes". Le chef du puissant Hezbollah pro-iranien Hassan Nasrallah, allié au parti présidentiel, le Courant Patriotique Libre, avait annoncé dimanche que sa formation était disposée à discuter d'un nouveau "pacte politique" au Liban, où les différentes communautés religieuses se répartissent le pouvoir. Michel Aoun a reconnu que le système confessionnel "est devenu un obstacle à tout développement (..), à toute réforme et à toute lutte contre la corruption" et qu'il est même "générateur de conflits". (Belga)

"Parce que je suis convaincu que seul un Etat laïc est capable de protéger le pluralisme, de le préserver en le transformant en unité réelle, je demande que le Liban soit déclaré Etat laïc", a déclaré M. Aoun dans un discours à l'occasion du centenaire du Liban. Il s'est engagé à "appeler au dialogue les autorités religieuses et les dirigeants politiques afin d'arriver à une formule acceptable par tous et pouvant être mise en place à travers des amendements constitutionnels appropriés". Alors qu'il est conspué par le mouvement de contestation, le chef de l'Etat a reconnu que "la jeunesse libanaise appelle au changement", ajoutant que "le moment est venu" de modifier le système politique. Emmanuel Macron, premier chef d'Etat à se rendre au Liban après l'explosion meurtrière au port de Beyrouth le 4 août dont la classe politique est jugée responsable, avait pressé les dirigeants politiques libanais d'entreprendre des réformes politiques vitales. Le président français, attendu à nouveau lundi soir à Beyrouth, avait évoqué vendredi les "contraintes d'un système confessionnel" qui ont conduit "à une situation où il n'y a quasiment plus de renouvellement (politique) et où il y a quasiment une impossibilité de mener des réformes". Le chef du puissant Hezbollah pro-iranien Hassan Nasrallah, allié au parti présidentiel, le Courant Patriotique Libre, avait annoncé dimanche que sa formation était disposée à discuter d'un nouveau "pacte politique" au Liban, où les différentes communautés religieuses se répartissent le pouvoir. Michel Aoun a reconnu que le système confessionnel "est devenu un obstacle à tout développement (..), à toute réforme et à toute lutte contre la corruption" et qu'il est même "générateur de conflits". (Belga)