"La Thaïlande est désormais un pays démocratique avec une monarchie constitutionnelle et un parlement élu", a-t-il déclaré dans un discours à la télévision. Il a annoncé avoir démissionné de son poste de chef du gouvernement militaire, qui avait repris il y a plus de cinq ans le pouvoir du gouvernement démocratiquement élu. Celui qui était alors leader du coup d'Etat restera Premier ministre, après qu'un certain nombre de partis favorables à l'armée à la chambre basse du Parlement lui aient confié ce poste. La chambre haute a, elle, été nommée à part entière par la junte militaire. Sous le régime de Prayut, toutes les activités politiques ont été interdites et de nombreux civils ont été sujets à une détention militaire et jugés par un tribunal, lui aussi militaire, pour avoir défié l'interdiction. Depuis l'an dernier, la junte a cependant progressivement assoupli ces restrictions politiques. L'opposition pro-démocratie dénonce, de son côté, un système manipulé pour s'assurer que Prayut puisse rester au pouvoir. Elle affirme qu'elle essayera de réécrire la constitution, trop en faveur de l'armée à ses yeux. Vendredi dernier, le chef du gouvernement avait encore assuré dans un discours être ouvert à des adaptations constitutionnelles et promis qu'il serait le Premier ministre de tous les Thaïlandais. (Belga)

"La Thaïlande est désormais un pays démocratique avec une monarchie constitutionnelle et un parlement élu", a-t-il déclaré dans un discours à la télévision. Il a annoncé avoir démissionné de son poste de chef du gouvernement militaire, qui avait repris il y a plus de cinq ans le pouvoir du gouvernement démocratiquement élu. Celui qui était alors leader du coup d'Etat restera Premier ministre, après qu'un certain nombre de partis favorables à l'armée à la chambre basse du Parlement lui aient confié ce poste. La chambre haute a, elle, été nommée à part entière par la junte militaire. Sous le régime de Prayut, toutes les activités politiques ont été interdites et de nombreux civils ont été sujets à une détention militaire et jugés par un tribunal, lui aussi militaire, pour avoir défié l'interdiction. Depuis l'an dernier, la junte a cependant progressivement assoupli ces restrictions politiques. L'opposition pro-démocratie dénonce, de son côté, un système manipulé pour s'assurer que Prayut puisse rester au pouvoir. Elle affirme qu'elle essayera de réécrire la constitution, trop en faveur de l'armée à ses yeux. Vendredi dernier, le chef du gouvernement avait encore assuré dans un discours être ouvert à des adaptations constitutionnelles et promis qu'il serait le Premier ministre de tous les Thaïlandais. (Belga)