La semaine dernière, la police a recommandé la mise en accusation du chef du gouvernement pour une affaire portant sur deux millions d'euros, ce qui lui ferait encourir une peine de cinq à dix ans en prison. "Je ne démissionnerai pas car je dis depuis le début qu'il s'agit d'une affaire politique", a déclaré M. Babis au quotidien DNES dont il est le propriétaire. Deuxième fortune du pays, M. Babis, 64 ans, a été mis en examen en 2017, aux côtés de plusieurs autres personnes, dans une affaire de détournement présumé de fonds européens remontant à 2007-2008 liée à son complexe hôtelier Nid de Cigogne, près de Prague. "Si je n'étais pas dans la politique, personne n'aurait entendu parler du Nid de Cigogne", a estimé M. Babis. "Les gens continuent de comploter contre moi, de fouiller dans le passé. Cette affaire remonte à il y a douze ans", a-t-il insisté, qualifiant d'"immondes" des accusations visant sa famille. Le président Milos Zeman, qui pourrait légalement renvoyer le Premier ministre, a déclaré jeudi qu'il ne le ferait pas. "Un Premier ministre mis en accusation n'est pas un Premier ministre condamné", a-t-il expliqué. En dépit de cette affaire et d'accusations selon lesquelles M. Babis aurait servi comme agent de la police secrète communiste dans les années 1980, son parti populiste ANO reste en tête des sondages de popularité. Selon un sondage réalisé en mars-avril par l'institut Kantar CZ, ANO bénéficie du soutien de 33% des Tchèques, suivi par le parti des Pirates (19%). (Belga)

La semaine dernière, la police a recommandé la mise en accusation du chef du gouvernement pour une affaire portant sur deux millions d'euros, ce qui lui ferait encourir une peine de cinq à dix ans en prison. "Je ne démissionnerai pas car je dis depuis le début qu'il s'agit d'une affaire politique", a déclaré M. Babis au quotidien DNES dont il est le propriétaire. Deuxième fortune du pays, M. Babis, 64 ans, a été mis en examen en 2017, aux côtés de plusieurs autres personnes, dans une affaire de détournement présumé de fonds européens remontant à 2007-2008 liée à son complexe hôtelier Nid de Cigogne, près de Prague. "Si je n'étais pas dans la politique, personne n'aurait entendu parler du Nid de Cigogne", a estimé M. Babis. "Les gens continuent de comploter contre moi, de fouiller dans le passé. Cette affaire remonte à il y a douze ans", a-t-il insisté, qualifiant d'"immondes" des accusations visant sa famille. Le président Milos Zeman, qui pourrait légalement renvoyer le Premier ministre, a déclaré jeudi qu'il ne le ferait pas. "Un Premier ministre mis en accusation n'est pas un Premier ministre condamné", a-t-il expliqué. En dépit de cette affaire et d'accusations selon lesquelles M. Babis aurait servi comme agent de la police secrète communiste dans les années 1980, son parti populiste ANO reste en tête des sondages de popularité. Selon un sondage réalisé en mars-avril par l'institut Kantar CZ, ANO bénéficie du soutien de 33% des Tchèques, suivi par le parti des Pirates (19%). (Belga)