Un peu plus tôt vendredi, le grand ayatollah Ali Sistani, figure tutélaire de la politique dans le pays, avait appelé à remplacer le gouvernement. Le dignitaire chiite de 89 ans apportait ainsi pour la première fois clairement son soutien --nécessaire pour faire et défaire les Premiers ministres-- aux manifestants. Les protestataires réclament depuis le 1er octobre "la chute du régime" et d'une classe politique qui, en 16 ans, a fait s'évaporer l'équivalent de deux fois le PIB d'un des pays les plus riches en pétrole du monde dans les fumées d'une corruption endémique. Aussitôt, les députés d'opposition, de l'ex-Premier ministre Haider al-Abadi et du turbulent Moqtada Sadr --le premier bloc au Parlement-- se sont dit prêts à retirer leur confiance au cabinet. Quant aux paramilitaires pro-Iran du Hachd al-Chaabi, 2e bloc, qui soutient fortement le gouvernement, ils semblaient se plier aux directives du grand ayatollah. (Belga)

Un peu plus tôt vendredi, le grand ayatollah Ali Sistani, figure tutélaire de la politique dans le pays, avait appelé à remplacer le gouvernement. Le dignitaire chiite de 89 ans apportait ainsi pour la première fois clairement son soutien --nécessaire pour faire et défaire les Premiers ministres-- aux manifestants. Les protestataires réclament depuis le 1er octobre "la chute du régime" et d'une classe politique qui, en 16 ans, a fait s'évaporer l'équivalent de deux fois le PIB d'un des pays les plus riches en pétrole du monde dans les fumées d'une corruption endémique. Aussitôt, les députés d'opposition, de l'ex-Premier ministre Haider al-Abadi et du turbulent Moqtada Sadr --le premier bloc au Parlement-- se sont dit prêts à retirer leur confiance au cabinet. Quant aux paramilitaires pro-Iran du Hachd al-Chaabi, 2e bloc, qui soutient fortement le gouvernement, ils semblaient se plier aux directives du grand ayatollah. (Belga)