Avec l'ancien Premier ministre polonais à sa tête, la grande famille du PPE (Parti Populaire Européen) largement dominée par les démocrates-chrétiens de la chancelière allemande Angela Merkel, cherche à s'affirmer, en particulier face au président français Emmanuel Macron, très présent sur le devant de la scène européenne. Le PPE reste la formation la plus importante du Parlement européen, mais il veut se remettre en selle après les dernières élections en mai. Celles-ci ont montré une érosion des deux grands partis traditionnels, PPE et sociaux-démocrates, au profit des Libéraux, des Verts ou de l'extrême droite et des populistes. "En aucun cas, nous ne pouvons abandonner la sphère de la sécurité et de l'ordre aux populistes politiques, aux manipulateurs et aux autocrates qui font croire aux gens que la liberté n'est pas compatible avec la sécurité", a martelé M. Tusk à Zagreb. Dans une attaque à peine voilée contre le Premier ministre hongrois Viktor Orban, il a évoqué la crise des migrants de 2015 et l'accord conclu entre l'UE et la Turquie pour réduire les flux migratoires après des "centaines d'heures de négociations". (Belga)