Dans un communiqué, le ministère de l'Intérieur du Hamas, qui contrôle l'enclave palestinienne, a annoncé "l'ouverture du poste frontière de Rafah dans les deux sens mardi". Aucune confirmation n'a pu être obtenue dans l'immédiat du côté égyptien. Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, est le seul point de passage entre ce territoire palestinien et le monde extérieur à ne pas être contrôlé par Israël, qui soumet l'enclave à un rigoureux blocus depuis plus de dix ans. Les fonctionnaires de l'Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas, qui géraient ce poste-frontière, s'étaient retirés le 6 janvier, accusant le Hamas, son rival, d'ingérence. Depuis, l'Egypte a fermé le point de passage aux Palestiniens souhaitant quitter Gaza vers son territoire. Les Gazaouis cherchant à revenir d'Egypte vers l'enclave palestinienne sont en revanche autorisés à passer. Le Hamas, infréquentable pour une partie de la communauté internationale malgré sa victoire aux législatives palestiniennes de 2006, a évincé de Gaza le parti Fatah du président Abbas en 2007. L'une des nombreuses tentatives de réconciliation s'est concrétisée avec le retour de l'Autorité palestinienne au poste de Rafah en novembre 2017 après un accord avec l'Egypte. Mais cet énième effort de rapprochement a de nouveau échoué, et l'Autorité palestinienne a durci les pressions sur le Hamas, réduisant par exemple les salaires toujours versés à ses fonctionnaires dans l'enclave. (Belga)

Dans un communiqué, le ministère de l'Intérieur du Hamas, qui contrôle l'enclave palestinienne, a annoncé "l'ouverture du poste frontière de Rafah dans les deux sens mardi". Aucune confirmation n'a pu être obtenue dans l'immédiat du côté égyptien. Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, est le seul point de passage entre ce territoire palestinien et le monde extérieur à ne pas être contrôlé par Israël, qui soumet l'enclave à un rigoureux blocus depuis plus de dix ans. Les fonctionnaires de l'Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas, qui géraient ce poste-frontière, s'étaient retirés le 6 janvier, accusant le Hamas, son rival, d'ingérence. Depuis, l'Egypte a fermé le point de passage aux Palestiniens souhaitant quitter Gaza vers son territoire. Les Gazaouis cherchant à revenir d'Egypte vers l'enclave palestinienne sont en revanche autorisés à passer. Le Hamas, infréquentable pour une partie de la communauté internationale malgré sa victoire aux législatives palestiniennes de 2006, a évincé de Gaza le parti Fatah du président Abbas en 2007. L'une des nombreuses tentatives de réconciliation s'est concrétisée avec le retour de l'Autorité palestinienne au poste de Rafah en novembre 2017 après un accord avec l'Egypte. Mais cet énième effort de rapprochement a de nouveau échoué, et l'Autorité palestinienne a durci les pressions sur le Hamas, réduisant par exemple les salaires toujours versés à ses fonctionnaires dans l'enclave. (Belga)