Elle est arrivée chez nous en 2010, pour ses études en graphisme. Elle a grandi dans la Drôme, dont le sommet, le Rocher Rond, pointe à 2 456 mètres. Elle est libraire, à Bruxelles. Et ses dessins, comme des croquis de Cocteau, elle les publie sur Instagram. Où elle com...

Elle est arrivée chez nous en 2010, pour ses études en graphisme. Elle a grandi dans la Drôme, dont le sommet, le Rocher Rond, pointe à 2 456 mètres. Elle est libraire, à Bruxelles. Et ses dessins, comme des croquis de Cocteau, elle les publie sur Instagram. Où elle compte plus de 70 000 abonnés. Les hauteurs, donc, @chaa_coco connaît. Même qu'elle a eu du mal à s'adapter "aux paysages de la Belgique. Parce que j'aime les reliefs..." Mais elle s'est mise au vélo, alors ça va mieux. Au point qu'autour de la capitale, "dans le Pajottenland, à Lennik, Gooik, Pepingen, Sint-Pieters-Leeuw, il y a plusieurs lieux un peu vallonnés qui me touchent. J'y vais seule et je m'arrête pour profiter du paysage, parce qu'ils sont charmants, attachants, verts, avec une végétation luxuriante, des ruisseaux. C'est sauvage et apaisant. Il faut les parcourir, pour que le mouvement fasse admirer les varia-tions. C'est une réelle évasion, de la ville et de l'agressivité des gens, qui me rendent misanthrope. Une nécessité pour moi, qui me fait du bien. Si le dessin est une forme d'introspection, de questionnement, outre le plaisir qu'il représente, ces horizons, dehors, sont une façon de recharger les batteries, de ne plus penser à rien, un moment de ressourcement. Je suis alors comme une éponge: je m'imbibe et me délecte de toute cette beauté calme."