Le front commun a reçu une note d'intention qui reprend des éléments du plan Taxi. Il estime que celui-ci va encore plus loin que ce que la presse avait préalablement laissé entendre et qu'il marque la fin du salariat dans le secteur des taxis. John Reynaert représentant syndical FGTB-UBT, explique que les chauffeurs sont appelés à devenir de faux indépendants, des indépendants ou à travailler en coopérative. "Aujourd'hui, environ 50% des chauffeurs sont salariés, mais la licence sera avec ce plan liée aux chauffeurs et ils pourront la louer à d'autres, donc sous-traiter le travail", a déploré Khalid Ed-Denguir, président de la Fédération Belge des Taxis (FeBeT). "Ce plan ne représente une bonne nouvelle que pour les plate-formes, qui pourront augmenter leurs prix jusqu'à 250% au moment des heures de pointe, des perturbations majeures des transports en commun ou autres". Philippe Lescot, représentant syndical CSC-TRANSCOM, ajoute que loin de la modernisation avancée, c'est "reconnaître le système Uber comme une panacée. Je ne comprends pas comment un cabinet socialiste - qui pour moi n'a que le nom - peut venir avec ce genre de proposition. Les clients vont noter les chauffeurs. Les prix pourront varier selon que le taxi se fasse appeler en rue ou qu'il soit réservé via une plate-forme. C'est la dérégulation complète d'un marché. Ce sera la jungle. Le ministre nous dit que 500 autorisations seront données en plus. On va donc passer de 1.300 à 1.800 chauffeurs à Bruxelles. Mais, le marché pour l'instant est difficile... J'ai le sentiment que l'objectif est de légaliser les 500-600 limousines UberX (location de véhicules avec chauffeur) arrivées de Wallonie". Le front commun veut privilégier la voie du dialogue. Il se réunira le 2 mai pour préciser ses revendications avant de reprendre rendez-vous avec Pascal Smet. John Reynaert appelle le PS à réagir au niveau du gouvernement bruxellois. "Il va être très difficile de tempérer et de retenir la base", estime Khalid Ed-Denguir, qui s'attend à une manifestation en cas d'échec des négociations. (Belga)

Le front commun a reçu une note d'intention qui reprend des éléments du plan Taxi. Il estime que celui-ci va encore plus loin que ce que la presse avait préalablement laissé entendre et qu'il marque la fin du salariat dans le secteur des taxis. John Reynaert représentant syndical FGTB-UBT, explique que les chauffeurs sont appelés à devenir de faux indépendants, des indépendants ou à travailler en coopérative. "Aujourd'hui, environ 50% des chauffeurs sont salariés, mais la licence sera avec ce plan liée aux chauffeurs et ils pourront la louer à d'autres, donc sous-traiter le travail", a déploré Khalid Ed-Denguir, président de la Fédération Belge des Taxis (FeBeT). "Ce plan ne représente une bonne nouvelle que pour les plate-formes, qui pourront augmenter leurs prix jusqu'à 250% au moment des heures de pointe, des perturbations majeures des transports en commun ou autres". Philippe Lescot, représentant syndical CSC-TRANSCOM, ajoute que loin de la modernisation avancée, c'est "reconnaître le système Uber comme une panacée. Je ne comprends pas comment un cabinet socialiste - qui pour moi n'a que le nom - peut venir avec ce genre de proposition. Les clients vont noter les chauffeurs. Les prix pourront varier selon que le taxi se fasse appeler en rue ou qu'il soit réservé via une plate-forme. C'est la dérégulation complète d'un marché. Ce sera la jungle. Le ministre nous dit que 500 autorisations seront données en plus. On va donc passer de 1.300 à 1.800 chauffeurs à Bruxelles. Mais, le marché pour l'instant est difficile... J'ai le sentiment que l'objectif est de légaliser les 500-600 limousines UberX (location de véhicules avec chauffeur) arrivées de Wallonie". Le front commun veut privilégier la voie du dialogue. Il se réunira le 2 mai pour préciser ses revendications avant de reprendre rendez-vous avec Pascal Smet. John Reynaert appelle le PS à réagir au niveau du gouvernement bruxellois. "Il va être très difficile de tempérer et de retenir la base", estime Khalid Ed-Denguir, qui s'attend à une manifestation en cas d'échec des négociations. (Belga)