Cette aide issue de "Next Generation EU", en provenance du grand emprunt de relance de l'UE, financera une partie de la recherche et du développement (R&D) de la future infrastructure SMART (pour "Source of MedicAl RadioisoTopes"), a indiqué le directeur de l'IRE, Erich Kollegger, lors d'une visite de presse en présence du secrétaire d'État à la relance, Thomas Dermine. La nouvelle usine, qui aura la taille d'un terrain de football à côté du futur cyclotron, doit abriter la production d'une particule - le radio-isotope molybdène-99 - qui permet de fabriquer des générateurs utilisés dans 80% des diagnostics en médecine nucléaire (imagerie médicale pour cancers, infarctus, inflammations, maladie d'Alzheimer, etc.). Actuellement, le molybdène-99 est produit à Fleurus à partir d'une irradiation d'uranium provenant de réacteurs de recherche nucléaire (Mol en Flandre, Pays-Bas et Tchéquie). Mais le vieillissement de ces réacteurs, la gestion des résidus et des déchets radioactifs, les difficultés géopolitiques d'accès à l'uranium, le positionnement de la Belgique sur la non-prolifération nucléaire, ainsi que les coûts élevés liés aux risques, ont convaincu l'IRE de passer à une autre technologie. Un nouveau type d'accélérateur d'électrons, élaboré avec le fabricant néerlandais ASML, permettra donc de produire à Fleurus de hauts volumes de molybdène-99 sans recourir à l'uranium. Ce nouveau processus générera cent fois moins de déchets que l'actuel, avec des niveaux de sécurité requis n'ayant "rien de comparable avec ceux d'installations nucléaires", une préoccupation majeure pour les riverains et l'opinion publique, a souligné M. Kollegger. Ce dernier espère aussi rendre l'IRE plus compétitive encore en proposant son molybdène-99 à un prix 10% moins élevé qu'actuellement. "Ce projet de RD unique au monde doit aider à soutenir une santé publique de qualité, grâce à des radio-isotopes produits dans des conditions de développement durable", selon le président de l'IRE et ancien commissaire européen à la Recherche, Philippe Busquin. Les éléments de SMART financés par le plan de relance UE ne l'étaient pas encore par ailleurs, selon les autorités: ils concernent notamment la recherche sur le refroidissement de la cible par métal liquide, un procédé découvert lors de la phase RD et qui a considérablement grevé le coût de cette dernière, qui est passée de 52 à 74 millions d'euros. La phase de construction, elle, est budgétée à 256 millions d'euros pour une production commerciale espérée à partir de 2028. "L'Europe vérifie tous ces éléments. Elle nous demande des projets très matures, car 60% des montants du plan de relance doivent être dépensés avant fin 2023 pour un impact rapide sur la reprise de l'économie", a indiqué M. Dermine. Le volet RD du plan de relance prévoit aussi 15 millions d'euros pour Mol (Flandre). La Belgique, comme les autres États membres de l'UE, doit rendre son projet à la Commission européenne pour ce vendredi 30 avril, mais un certain battement est autorisé. Jusqu'ici, seuls le Portugal, l'Allemagne et la Grèce ont rentré leur plan. Au niveau belge, un Comité de concertation (probablement électronique) devrait le valider dans les tout prochains jours. Débutera alors une phase de deux mois d'évaluation par la Commission européenne. (Belga)

Cette aide issue de "Next Generation EU", en provenance du grand emprunt de relance de l'UE, financera une partie de la recherche et du développement (R&D) de la future infrastructure SMART (pour "Source of MedicAl RadioisoTopes"), a indiqué le directeur de l'IRE, Erich Kollegger, lors d'une visite de presse en présence du secrétaire d'État à la relance, Thomas Dermine. La nouvelle usine, qui aura la taille d'un terrain de football à côté du futur cyclotron, doit abriter la production d'une particule - le radio-isotope molybdène-99 - qui permet de fabriquer des générateurs utilisés dans 80% des diagnostics en médecine nucléaire (imagerie médicale pour cancers, infarctus, inflammations, maladie d'Alzheimer, etc.). Actuellement, le molybdène-99 est produit à Fleurus à partir d'une irradiation d'uranium provenant de réacteurs de recherche nucléaire (Mol en Flandre, Pays-Bas et Tchéquie). Mais le vieillissement de ces réacteurs, la gestion des résidus et des déchets radioactifs, les difficultés géopolitiques d'accès à l'uranium, le positionnement de la Belgique sur la non-prolifération nucléaire, ainsi que les coûts élevés liés aux risques, ont convaincu l'IRE de passer à une autre technologie. Un nouveau type d'accélérateur d'électrons, élaboré avec le fabricant néerlandais ASML, permettra donc de produire à Fleurus de hauts volumes de molybdène-99 sans recourir à l'uranium. Ce nouveau processus générera cent fois moins de déchets que l'actuel, avec des niveaux de sécurité requis n'ayant "rien de comparable avec ceux d'installations nucléaires", une préoccupation majeure pour les riverains et l'opinion publique, a souligné M. Kollegger. Ce dernier espère aussi rendre l'IRE plus compétitive encore en proposant son molybdène-99 à un prix 10% moins élevé qu'actuellement. "Ce projet de RD unique au monde doit aider à soutenir une santé publique de qualité, grâce à des radio-isotopes produits dans des conditions de développement durable", selon le président de l'IRE et ancien commissaire européen à la Recherche, Philippe Busquin. Les éléments de SMART financés par le plan de relance UE ne l'étaient pas encore par ailleurs, selon les autorités: ils concernent notamment la recherche sur le refroidissement de la cible par métal liquide, un procédé découvert lors de la phase RD et qui a considérablement grevé le coût de cette dernière, qui est passée de 52 à 74 millions d'euros. La phase de construction, elle, est budgétée à 256 millions d'euros pour une production commerciale espérée à partir de 2028. "L'Europe vérifie tous ces éléments. Elle nous demande des projets très matures, car 60% des montants du plan de relance doivent être dépensés avant fin 2023 pour un impact rapide sur la reprise de l'économie", a indiqué M. Dermine. Le volet RD du plan de relance prévoit aussi 15 millions d'euros pour Mol (Flandre). La Belgique, comme les autres États membres de l'UE, doit rendre son projet à la Commission européenne pour ce vendredi 30 avril, mais un certain battement est autorisé. Jusqu'ici, seuls le Portugal, l'Allemagne et la Grèce ont rentré leur plan. Au niveau belge, un Comité de concertation (probablement électronique) devrait le valider dans les tout prochains jours. Débutera alors une phase de deux mois d'évaluation par la Commission européenne. (Belga)