Jeudi, le Kokuka Courageous, un méthanier japonais, a essuyé des tirs en mer d'Oman près du stratégique détroit d'Ormuz, tout comme un autre pétrolier, le Front Altair, propriété d'un armateur chypriote d'origine norvégienne. Ce dernier a assuré qu'il n'avait pas été question d'une "faute d'origine humaine ou mécanique". Ces deux attaques ont rapidement été attribuées par les Etats-Unis à l'Iran, qui a démenti. L'armateur japonais du pétrolier, Kokuka Sangyo, a indiqué samedi que le navire se dirigeait vers un port dans les Emirats. "Nous ne savons pas encore si le tanker va à Khor Fakkan ou à Fujairah car (les deux villes) sont très proches", a déclaré le porte-parole de l'opérateur, qui n'était pas en mesure de préciser quand le navire arriverait. Les deux attaques, qui n'ont pas été revendiquées, surviennent un mois après le sabotage de quatre navires, dont trois pétroliers, au large des Emirats arabes unis. Washington avait alors déjà montré du doigt Téhéran, qui avait démenti. L'Iran a à plusieurs reprises menacé de fermer ce détroit stratégique, par où transite le tiers du pétrole transporté par voie maritime dans le monde, en cas de confrontation avec les Etats-Unis. (Belga)