Alors que la campagne de vaccination a commencé par les maisons de repos et les soignants qui y travaillent, il y a trop peu de doses pour vacciner, parallèlement, le personnel des soins de santé. En raison d'un problème logistique, la firme Pfizer ne pourra en effet livrer que la moitié des doses prévues pour le mois de janvier, soit quelque 300.000 au lieu de 600.000. Un collectif de médecins s'en est vivement ému mardi dans un courrier adressé au ministre de la Santé Frank Vandenbroucke, dans lequel les signataires estimaient que les soignants devaient recevoir la priorité car ils sont en première ligne de la pandémie. "Il est effectivement logique de prévoir que le personnel de santé, au sens très large du terme, fasse partie des personnes à protéger en premier parce qu'elles sont exposées au virus", a souligné M. Van Laethem. Cependant, "au vu de l'inconnue actuelle quant à la protection conférée par le vaccin dans la transmission du virus - un facteur particulièrement important pour la vaccination du personnel de santé - et au vu de la haute efficacité démontrée de la vaccination dans différents groupes d'âge, il a été décidé de continuer à faire une vaccination complète chez les personnes les plus fragiles. Je rappelle que 60% des décès dus au coronavirus sont survenus chez des résidents de maisons de repos. C'est donc important pour la santé des résidents mais aussi pour éviter que notre système de soins de santé ne soit trop rapidement engorgé et se révèle incapable de traiter d'autres pathologies si de trop nombreuses personnes vulnérables venaient à être hospitalisées en raison du Covid-19", a justifié l'infectiologue. "Ceci ne s'est pas fait en abandonnant le personnel de soins de santé, qui fera partie, dans les prochaines semaines, de la série suivante de vaccinations et qui le sera, comme prévu, avant les personnes de plus de 65 ans en dehors des maisons de repos", a-t-il souligné. "Notons que l'exposition du personnel de santé dans le contexte de disponibilité limitée des matériels de protection (masques, gants, visières, ...) a changé", a encore pointé M. Van Laethem, précisant que "8 à 9% du personnel de soins de santé, dans sa large définition, ont été hospitalisés durant la première vague de Covid-19 et un peu moins de 4% pendant la deuxième". Enfin, "d'après une étude de séroprévalence réalisée par Sciensano, estimant la proportion de personnes rentrées en contact avec le virus, 14% de la population aurait développé des anticorps. Une proportion qui atteint 17% au sein du personnel de soins de santé", conclut l'infectiologue. (Belga)

Alors que la campagne de vaccination a commencé par les maisons de repos et les soignants qui y travaillent, il y a trop peu de doses pour vacciner, parallèlement, le personnel des soins de santé. En raison d'un problème logistique, la firme Pfizer ne pourra en effet livrer que la moitié des doses prévues pour le mois de janvier, soit quelque 300.000 au lieu de 600.000. Un collectif de médecins s'en est vivement ému mardi dans un courrier adressé au ministre de la Santé Frank Vandenbroucke, dans lequel les signataires estimaient que les soignants devaient recevoir la priorité car ils sont en première ligne de la pandémie. "Il est effectivement logique de prévoir que le personnel de santé, au sens très large du terme, fasse partie des personnes à protéger en premier parce qu'elles sont exposées au virus", a souligné M. Van Laethem. Cependant, "au vu de l'inconnue actuelle quant à la protection conférée par le vaccin dans la transmission du virus - un facteur particulièrement important pour la vaccination du personnel de santé - et au vu de la haute efficacité démontrée de la vaccination dans différents groupes d'âge, il a été décidé de continuer à faire une vaccination complète chez les personnes les plus fragiles. Je rappelle que 60% des décès dus au coronavirus sont survenus chez des résidents de maisons de repos. C'est donc important pour la santé des résidents mais aussi pour éviter que notre système de soins de santé ne soit trop rapidement engorgé et se révèle incapable de traiter d'autres pathologies si de trop nombreuses personnes vulnérables venaient à être hospitalisées en raison du Covid-19", a justifié l'infectiologue. "Ceci ne s'est pas fait en abandonnant le personnel de soins de santé, qui fera partie, dans les prochaines semaines, de la série suivante de vaccinations et qui le sera, comme prévu, avant les personnes de plus de 65 ans en dehors des maisons de repos", a-t-il souligné. "Notons que l'exposition du personnel de santé dans le contexte de disponibilité limitée des matériels de protection (masques, gants, visières, ...) a changé", a encore pointé M. Van Laethem, précisant que "8 à 9% du personnel de soins de santé, dans sa large définition, ont été hospitalisés durant la première vague de Covid-19 et un peu moins de 4% pendant la deuxième". Enfin, "d'après une étude de séroprévalence réalisée par Sciensano, estimant la proportion de personnes rentrées en contact avec le virus, 14% de la population aurait développé des anticorps. Une proportion qui atteint 17% au sein du personnel de soins de santé", conclut l'infectiologue. (Belga)