Rodrigo Londoño, ex-numéro un de l'ancienne guérilla et aujourd'hui président du parti, a invité "ceux qui peuvent être tentés par les chants des sirènes des déserteurs de la paix (...) à réfléchir, méditer, analyser avec soin la réalité, avant de se décider à commettre une telle erreur". Dans une circulaire adressée aux militants de la Force alternative révolutionnaire commune (Farc), Rodrigo Londoño, aussi connu sous son nom de guerre "Timochenko", a déclaré que le "parti condamne et prend ses distances avec le retour aux armes". Vingt dissidents des Farc, dirigés par Ivan Marquez, ex-numéro deux de la guérilla et chef négociateur de l'accord de paix, ont annoncé jeudi dernier dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, qu'ils reprenaient la lutte armée, arguant de la "trahison" par l'Etat de l'accord qui a conduit au désarmement de la plupart des guérilleros. "Nous savons que ceux qui aujourd'hui se font appeler chefs ne vont pas faire la guerre. Ils resteront de l'autre côté de la frontière" au Venezuela voisin, a ajouté le président de la Farc, en affirmant que "le soulèvement armé n'a pas d'avenir". Le président colombien Ivan Duque a ordonné une offensive militaire contre ce qu'il a qualifié de "bande de narco-terroristes qui comptent sur l'hébergement et le soutien de la dictature de Nicolas Maduro" au Venezuela. (Belga)