Les résultats provisoires indiquent que le parti de l'Union de la solidarité et du développement (USDP), aligné sur les militaires qui ont dirigé le pays durant des années, est loin derrière le parti de Suu Kyi. L'USDP, qui soutient que les élections ne se sont pas déroulées de manière juste, plaide pour l'organisation d'un nouveau scrutin. Agée de 75 ans, Aung San Suu Kyi a dirigé de facto le pays ces dernières années et plusieurs observateurs considéraient ces élections législatives comme un référendum sur son gouvernement. Ce dernier a fait l'objet de nombreuses critiques à l'international où plusieurs personnalités et organisations des droits humains l'ont accusé de génocide contre la minorité musulmane des Rohingyas. Aung San Suu Kyi est cependant encore très appréciée en Birmanie, notamment chez les Bamars, l'ethnie bouddhiste majoritaire (quelque 70% de la population). La dirigeante avait obtenu le prix Nobel de la paix en 1991 en raison de sa résistance pacifique contre les dirigeants militaires de son pays à l'époque. Elle vivait alors assignée à résidence, sous la surveillance de la junte militaire. Des critiques ont exigé en 2018 le retrait de la distinction en raison des violations des droits humains dans son pays. Le comité Nobel norvégien a cependant exclu la démarche, ses statuts ne prévoyant pas une telle possibilité. (Belga)

Les résultats provisoires indiquent que le parti de l'Union de la solidarité et du développement (USDP), aligné sur les militaires qui ont dirigé le pays durant des années, est loin derrière le parti de Suu Kyi. L'USDP, qui soutient que les élections ne se sont pas déroulées de manière juste, plaide pour l'organisation d'un nouveau scrutin. Agée de 75 ans, Aung San Suu Kyi a dirigé de facto le pays ces dernières années et plusieurs observateurs considéraient ces élections législatives comme un référendum sur son gouvernement. Ce dernier a fait l'objet de nombreuses critiques à l'international où plusieurs personnalités et organisations des droits humains l'ont accusé de génocide contre la minorité musulmane des Rohingyas. Aung San Suu Kyi est cependant encore très appréciée en Birmanie, notamment chez les Bamars, l'ethnie bouddhiste majoritaire (quelque 70% de la population). La dirigeante avait obtenu le prix Nobel de la paix en 1991 en raison de sa résistance pacifique contre les dirigeants militaires de son pays à l'époque. Elle vivait alors assignée à résidence, sous la surveillance de la junte militaire. Des critiques ont exigé en 2018 le retrait de la distinction en raison des violations des droits humains dans son pays. Le comité Nobel norvégien a cependant exclu la démarche, ses statuts ne prévoyant pas une telle possibilité. (Belga)