M. Bihi, 69 ans, a obtenu 55% des suffrages, loin devant Abdirahman Iro, du parti d'opposition Waddani, crédité de 41% des voix. Le troisième candidat en lice, Faysal Ali Warabe, qui avait déjà tenté sa chance lors à la dernière présidentielle en 2010, obtient un peu plus de 4% des voix. M. Bihi, 69 ans, officier à la retraite de l'armée de l'air et ancien ministre de l'Intérieur, est un personnage bien connu du public au Somaliland. Il préside le parti Kulmiye ("Paix, unité et développement") depuis 2010. Il succèdera au président Ahmed Mohamud Silaanyo, qui ne s'est pas représenté. Les quelque 4 millions d'habitants de cette "République" semi-désertique, stratégiquement située sur le golfe d'Aden, espèrent que cette troisième élection démocratique depuis la déclaration d'indépendance du reste de la Somalie en 1991 renforcera leur quête de reconnaissance internationale. Situé dans le nord de la Somalie, ce territoire se distingue du reste du pays par sa stabilité et une composition clanique bien plus homogène. Mais le Somaliland n'est officiellement reconnu par aucun pays et est toujours considéré par la communauté internationale comme partie intégrante de la Somalie. Les élections sont censées se dérouler tous les cinq ans, mais la sécheresse et des contingences techniques avaient conduit à un report de deux ans du scrutin. Malgré ce contretemps, la présidentielle contrastait par bien des aspects avec le "processus électoral" qui s'est déroulé en Somalie fin 2016-début 2017: le président somalien Mohamed Abdullahi Mohamed, dit "Farmajo", avait été élu par un collège de délégués choisis parmi les différents clans du pays. Ancienne Somalie britannique, le Somaliland a fusionné avec l'ancienne Somalie italienne à l'indépendance du pays en 1960. Puis il a fait sécession et s'est proclamé indépendant en 1991, après la chute de l'autocrate Siad Barre qui allait plonger la Somalie dans la guerre clanique et précipiter l'effondrement de l'Etat somalien. (Belga)

M. Bihi, 69 ans, a obtenu 55% des suffrages, loin devant Abdirahman Iro, du parti d'opposition Waddani, crédité de 41% des voix. Le troisième candidat en lice, Faysal Ali Warabe, qui avait déjà tenté sa chance lors à la dernière présidentielle en 2010, obtient un peu plus de 4% des voix. M. Bihi, 69 ans, officier à la retraite de l'armée de l'air et ancien ministre de l'Intérieur, est un personnage bien connu du public au Somaliland. Il préside le parti Kulmiye ("Paix, unité et développement") depuis 2010. Il succèdera au président Ahmed Mohamud Silaanyo, qui ne s'est pas représenté. Les quelque 4 millions d'habitants de cette "République" semi-désertique, stratégiquement située sur le golfe d'Aden, espèrent que cette troisième élection démocratique depuis la déclaration d'indépendance du reste de la Somalie en 1991 renforcera leur quête de reconnaissance internationale. Situé dans le nord de la Somalie, ce territoire se distingue du reste du pays par sa stabilité et une composition clanique bien plus homogène. Mais le Somaliland n'est officiellement reconnu par aucun pays et est toujours considéré par la communauté internationale comme partie intégrante de la Somalie. Les élections sont censées se dérouler tous les cinq ans, mais la sécheresse et des contingences techniques avaient conduit à un report de deux ans du scrutin. Malgré ce contretemps, la présidentielle contrastait par bien des aspects avec le "processus électoral" qui s'est déroulé en Somalie fin 2016-début 2017: le président somalien Mohamed Abdullahi Mohamed, dit "Farmajo", avait été élu par un collège de délégués choisis parmi les différents clans du pays. Ancienne Somalie britannique, le Somaliland a fusionné avec l'ancienne Somalie italienne à l'indépendance du pays en 1960. Puis il a fait sécession et s'est proclamé indépendant en 1991, après la chute de l'autocrate Siad Barre qui allait plonger la Somalie dans la guerre clanique et précipiter l'effondrement de l'Etat somalien. (Belga)