Dans son audition, que les quotidiens ont pu consulter, l'ex-agent de la Sûreté de l'État pointe une série de marchés publics et d'achats de l'État, tels que la construction de l'ambassade belge à Kinshasa, pour lesquels des pots-de-vin ont été versés, selon lui. Il cite également des corrupteurs, comme des marchands d'armes, et un candidat à l'élection présidentielle congolaise. L'agent décrit les méthodes que Reynders et son homme de confiance auraient utilisées pour recevoir de l'argent et le blanchir. Il y est question notamment de vente à des prix surfaits d'oeuvres d'art et d'antiquités sans grande valeur. Des transactions immobilières suspectes et l'utilisation de sociétés-écrans sont également citées. Au terme de l'enquête préliminaire, le parquet devra décider si les indices contre Reynders sont suffisants et si le dossier doit être transmis ou non au parquet général de Bruxelles, compte tenu de la qualité de ministre de Reynders. Didier Reynders est actuellement candidat au poste de commissaire européen à la Justice. "Il s'agit sans doute à nouveau d'un montage émanant du même homme malveillant qui tente sans cesse de nuire", a réagi John Hendrickx, son porte-parole. (Belga)