Le parti au pouvoir du Rêve géorgien avait annoncé jeudi dernier la nomination de M. Garibachvili, 38 ans, pour succéder à Guiorgui Gakharia, en poste depuis septembre 2019. Celui-ci avait quitté le pouvoir en pleine crise politique pour protester contre une tentative d'arrêter un opposant de premier plan. Les parlementaires ont approuvé cette nomination à une majorité écrasante de 89 voix contre deux. Le nouveau Premier ministre avait déjà dirigé le gouvernement de 2013 à 2015. M. Gakharia a expliqué son départ surprise par la décision d'un tribunal géorgien d'ordonner le placement en détention provisoire de Nika Melia, dirigeant du Mouvement national unifié (MNU), parti de l'ex-président en exil Mikheïl Saakachvili. Nika Melia est accusé d'avoir organisé des "violences de masse" lors des manifestations d'envergure qui ont secoué pendant près d'une semaine le pays en 2019 et encourt neuf ans de prison. Il dénonce des "répressions visant l'opposition". S'adressant aux députés avant le vote, M. Garibashvili a affirmé que le gouvernement allait effectivement arrêter M. Melia, affirmant qu'il "ne réussirait pas à échapper à la justice". Les dirigeants de tous les partis d'opposition, qui campent depuis mercredi devant le siège du MNU à Tbilisi pour s'opposer à l'arrestation de Melia, ont indiqué aux journalistes qu'ils craignaient un assaut de la police contre le bâtiment, où M. Melia est retranché. Garibashvili était inconnu en politique avant d'être adoubé en 2012 par le puissant oligarque et fondateur du parti au pouvoir Bidzina Ivanishvili. Ivanishvili, qui appelle Garibashvili son "enfant chéri" est souvent considéré comme l'homme fort de la Géorgie bien qu'il n'ait aucune fonction politique officielle. La nomination du nouveau premier ministre a été qualifiée de "comique" par Nika Melia, qui a assuré que cette décision signifiait que "le Rêve Géorgien est fini et que des élections anticipées sont imminentes". (Belga)

Le parti au pouvoir du Rêve géorgien avait annoncé jeudi dernier la nomination de M. Garibachvili, 38 ans, pour succéder à Guiorgui Gakharia, en poste depuis septembre 2019. Celui-ci avait quitté le pouvoir en pleine crise politique pour protester contre une tentative d'arrêter un opposant de premier plan. Les parlementaires ont approuvé cette nomination à une majorité écrasante de 89 voix contre deux. Le nouveau Premier ministre avait déjà dirigé le gouvernement de 2013 à 2015. M. Gakharia a expliqué son départ surprise par la décision d'un tribunal géorgien d'ordonner le placement en détention provisoire de Nika Melia, dirigeant du Mouvement national unifié (MNU), parti de l'ex-président en exil Mikheïl Saakachvili. Nika Melia est accusé d'avoir organisé des "violences de masse" lors des manifestations d'envergure qui ont secoué pendant près d'une semaine le pays en 2019 et encourt neuf ans de prison. Il dénonce des "répressions visant l'opposition". S'adressant aux députés avant le vote, M. Garibashvili a affirmé que le gouvernement allait effectivement arrêter M. Melia, affirmant qu'il "ne réussirait pas à échapper à la justice". Les dirigeants de tous les partis d'opposition, qui campent depuis mercredi devant le siège du MNU à Tbilisi pour s'opposer à l'arrestation de Melia, ont indiqué aux journalistes qu'ils craignaient un assaut de la police contre le bâtiment, où M. Melia est retranché. Garibashvili était inconnu en politique avant d'être adoubé en 2012 par le puissant oligarque et fondateur du parti au pouvoir Bidzina Ivanishvili. Ivanishvili, qui appelle Garibashvili son "enfant chéri" est souvent considéré comme l'homme fort de la Géorgie bien qu'il n'ait aucune fonction politique officielle. La nomination du nouveau premier ministre a été qualifiée de "comique" par Nika Melia, qui a assuré que cette décision signifiait que "le Rêve Géorgien est fini et que des élections anticipées sont imminentes". (Belga)