Adoptée par 95 voix contre 11, cette obligation, traduction d'un engagement pris par le président Emmanuel Macron en mars 2018, doit entrer en vigueur dès la rentrée de septembre 2019. L'instruction obligatoire peut être donnée dans les écoles ou dans les familles - le contrôle sera renforcé. La majorité, les centristes et l'ensemble de la gauche ont soutenu la mesure, tandis que la droite l'a critiquée au nom de la "liberté de choix des parents". Selon l'étude d'impact du ministère, 98,9% des enfants de 3 à 5 ans sont déjà scolarisés. A la rentrée prochaine, la mesure concernera 26.000 enfants ne fréquentant pas l'école actuellement. L'obligation à 3 ans n'est "pas qu'un symbole", a insisté Jean-Michel Blanquer: c'est "une mesure sociale" car touchant des enfants défavorisés pour la plupart, et "une mesure sociétale", certaines familles pouvant "considérer qu'il n'est pas bon" de scolariser les filles, contrairement aux garçons. Alors que Les Républicains pointaient "une mesure d'inspiration socialiste", le ministre a affirmé qu'elle s'inscrivait "dans la droite filiation républicaine". (Belga)

Adoptée par 95 voix contre 11, cette obligation, traduction d'un engagement pris par le président Emmanuel Macron en mars 2018, doit entrer en vigueur dès la rentrée de septembre 2019. L'instruction obligatoire peut être donnée dans les écoles ou dans les familles - le contrôle sera renforcé. La majorité, les centristes et l'ensemble de la gauche ont soutenu la mesure, tandis que la droite l'a critiquée au nom de la "liberté de choix des parents". Selon l'étude d'impact du ministère, 98,9% des enfants de 3 à 5 ans sont déjà scolarisés. A la rentrée prochaine, la mesure concernera 26.000 enfants ne fréquentant pas l'école actuellement. L'obligation à 3 ans n'est "pas qu'un symbole", a insisté Jean-Michel Blanquer: c'est "une mesure sociale" car touchant des enfants défavorisés pour la plupart, et "une mesure sociétale", certaines familles pouvant "considérer qu'il n'est pas bon" de scolariser les filles, contrairement aux garçons. Alors que Les Républicains pointaient "une mesure d'inspiration socialiste", le ministre a affirmé qu'elle s'inscrivait "dans la droite filiation républicaine". (Belga)