Les parlementaires ont évoqué ainsi, sans la nommer directement dans le texte, l'importance de la démission la plus rapide possible de Joseph Muscat, alors que l'indépendance de la justice ne semble pas garantie. Celui-ci a déjà annoncé qu'il démissionnerait le 12 janvier prochain, après que les noms d'un ministre et de son chef de cabinet aient été cités dans le dossier. Mardi, les parlementaires PPE (droite) s'étaient fait entendre à ce sujet, réclamant une démission immédiate. Le président du groupe politique, Manfred Weber, avait été aussi virulent mercredi matin face au président du Conseil européen Charles Michel, lui reprochant que le sujet n'ait pas été abordé la semaine dernière au sommet européen à Bruxelles, où Joseph Muscat était présent aux côtés des autres chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE. "Vous devez avoir le courage de parler de ça entre vous! ", a-t-il lancé, fâché. La veille, Sophia in 't Veld (Renew) avait été aussi franche: "le Conseil européen devrait avoir honte d'avoir été assis à la même table que Muscat en refusant d'aborder le sujet". Dans la résolution, adoptée par 581 voix pour, 26 contre et 83 abstentions, les eurodéputés déplorent le manque de mesures concrètes de la Commission ces dernières années, et reprennent les observations de la commissaire Jourová "selon lesquelles l'incapacité de Malte à promulguer des réformes judiciaires pourrait entraîner le déclenchement de la procédure prévue à l'article 7". Les inquiétudes sont en effet bien plus larges que l'enquête seule sur la mort de Daphne Caruana Galizia. Ce décès "est en fait symptomatique de ce qui couve à Malte depuis bien plus longtemps", commente la députée belge Hilde Vautmans (Open Vld, Renew) mercredi. "La séparation des pouvoirs est sous pression, la corruption prospère jusqu'au plus haut niveau politique et la liberté de la presse est systématiquement bafouée. Ces situations sont indignes d'un Etat de l'UE". (Belga)

Les parlementaires ont évoqué ainsi, sans la nommer directement dans le texte, l'importance de la démission la plus rapide possible de Joseph Muscat, alors que l'indépendance de la justice ne semble pas garantie. Celui-ci a déjà annoncé qu'il démissionnerait le 12 janvier prochain, après que les noms d'un ministre et de son chef de cabinet aient été cités dans le dossier. Mardi, les parlementaires PPE (droite) s'étaient fait entendre à ce sujet, réclamant une démission immédiate. Le président du groupe politique, Manfred Weber, avait été aussi virulent mercredi matin face au président du Conseil européen Charles Michel, lui reprochant que le sujet n'ait pas été abordé la semaine dernière au sommet européen à Bruxelles, où Joseph Muscat était présent aux côtés des autres chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE. "Vous devez avoir le courage de parler de ça entre vous! ", a-t-il lancé, fâché. La veille, Sophia in 't Veld (Renew) avait été aussi franche: "le Conseil européen devrait avoir honte d'avoir été assis à la même table que Muscat en refusant d'aborder le sujet". Dans la résolution, adoptée par 581 voix pour, 26 contre et 83 abstentions, les eurodéputés déplorent le manque de mesures concrètes de la Commission ces dernières années, et reprennent les observations de la commissaire Jourová "selon lesquelles l'incapacité de Malte à promulguer des réformes judiciaires pourrait entraîner le déclenchement de la procédure prévue à l'article 7". Les inquiétudes sont en effet bien plus larges que l'enquête seule sur la mort de Daphne Caruana Galizia. Ce décès "est en fait symptomatique de ce qui couve à Malte depuis bien plus longtemps", commente la députée belge Hilde Vautmans (Open Vld, Renew) mercredi. "La séparation des pouvoirs est sous pression, la corruption prospère jusqu'au plus haut niveau politique et la liberté de la presse est systématiquement bafouée. Ces situations sont indignes d'un Etat de l'UE". (Belga)