A deux voix près (288 contre 290 et 36 abstentions), le texte soutenu par un camp qualifié de progressiste - socialistes (S&D), libéraux-centristes (Renew Europe), écologistes (Verts/ALE) et extrême-gauche (GUE/NLE) - a été battu par une alliance objective constituée des conservateurs du PPE (droite, centre-droite), des eurosceptiques du CRE et de l'extrême-droite (ID). Le texte demandait aux pays de l'UE de mettre en place un mécanisme juste et durable pour répartir les personnes secourues, de ne pas criminaliser les ONG qui viennent à leur secours et de reconnaître que la Libye ne peut pas être considérée comme un pays sûr. Il plaidait en outre pour ouvrir des voies sûres et légales de migration vers l'UE - meilleur moyen selon les signataires de prévenir les décès en mer - ainsi que des couloirs humanitaires. Malgré la forte baisse du nombre de migrants prenant la mer depuis 2015, la thématique reste d'une urgence alarmante: selon l'Organisation internationale pour les migrations, depuis le 1er janvier, c'est encore plus d'un millier de personnes qui sont mortes en tentant de traverser la Méditerranée. (Belga)