Les arguments, déjà longuement développés en commission la semaine dernière, étaient connus. D'un côté, la majorité PS-MR-Ecolo pour qui les défis sociaux, économiques et environnementaux auxquels la Région doit faire face justifient amplement les investissements promis, quitte à creuser l'endettement. De l'autre, l'opposition qui n'a de cesse de dénoncer un "budget sans choix et sans ambition" tout en pointant "une dette historique".

"Jean Ziegler disait: "pas besoin de mitraillette pour asservir les peuples. La dette fait l'affaire." Allons-nous continuer à endetter nos enfants et les enfants de nos enfants? Plus de 33 milliards de dettes en 2024, est-ce sérieux?", s'est notamment interrogé, durant les discussions, le chef de groupe du cdH, François Desquesnes.

Assurant toutefois "vouloir être constructifs", les humanistes ont proposé, sans succès, une série d'amendements, remettant notamment sur la table l'idée d'une prime pour les étudiants koteurs habitant loin de leur école. Au total, leurs mesures auraient nécessité que plus de 40 millions d'euros soient dégagés par le gouvernement, un montant qui aurait pu être compensé, selon le parti, par des réductions de dépenses.

Le cdH a eu plus de chance avec une autre de ses propositions dans le cadre du recours introduit par l'assureur Intégrale contre le décret gouvernance. Au lendemain des plaidoiries devant la Cour constitutionnelle, les humanistes, rejoints par la majorité, ont déposé - et approuvé - un amendement dispensant les sociétés d'assurance de demander un avis conforme à leurs actionnaires en cas de décisions stratégiques, ce qui n'était pas prévu par les amendements du gouvernement. Fort de cet élément nouveau, ce dernier va demander à la Cour de rouvrir les débats.

Mais retour au budget: partageant les bancs de l'opposition avec les humanistes, le PTB, par la voie de son chef de groupe Germain Mugemangango, a pour sa part à nouveau dénoncé "l'écran de fumée" d'un budget régional "flou", prémices de nouvelles taxes qui ne manqueront pas d'être imposées.

"Quand on ne fait pas partie de la solution, on fait partie du problème", lui a rétorqué le chef de file socialiste André Frédéric, louant dans la foulée "un budget de raison qui jette les bases d'une transition sociale, économique et environnementale".

Son de cloche identique du côté d'Ecolo où Stéphane Hazée a salué l'action de l'exécutif régional. "Dans un contexte difficile, le gouvernement a fait le choix de la volonté au service d'un projet politique: la transition écologique, sociale et économique, via la relance d'une politique d'investissements", a-t-il souligné. "Tout n'est pas merveilleux mais un point d'équilibre a été trouvé par ceux qui ont fait le choix d'assumer leurs responsabilités pour la Wallonie", a ajouté M. Hazée.

"L'ambition était de réunir les priorités et les attentes des différents partis de la majorité. Ces attentes ont convergé vers un objectif commun", a renchéri Jean-Paul Wahl pour le MR.

"Les lamentations sont stériles. L'heure est à l'action", a enfin résumé le ministre-président wallon, Elio Di Rupo (PS).

Au terme de la séance, le budget 2020 et l'ajustement 2019 ont été adoptés majorité contre opposition.

Les arguments, déjà longuement développés en commission la semaine dernière, étaient connus. D'un côté, la majorité PS-MR-Ecolo pour qui les défis sociaux, économiques et environnementaux auxquels la Région doit faire face justifient amplement les investissements promis, quitte à creuser l'endettement. De l'autre, l'opposition qui n'a de cesse de dénoncer un "budget sans choix et sans ambition" tout en pointant "une dette historique"."Jean Ziegler disait: "pas besoin de mitraillette pour asservir les peuples. La dette fait l'affaire." Allons-nous continuer à endetter nos enfants et les enfants de nos enfants? Plus de 33 milliards de dettes en 2024, est-ce sérieux?", s'est notamment interrogé, durant les discussions, le chef de groupe du cdH, François Desquesnes.Assurant toutefois "vouloir être constructifs", les humanistes ont proposé, sans succès, une série d'amendements, remettant notamment sur la table l'idée d'une prime pour les étudiants koteurs habitant loin de leur école. Au total, leurs mesures auraient nécessité que plus de 40 millions d'euros soient dégagés par le gouvernement, un montant qui aurait pu être compensé, selon le parti, par des réductions de dépenses. Le cdH a eu plus de chance avec une autre de ses propositions dans le cadre du recours introduit par l'assureur Intégrale contre le décret gouvernance. Au lendemain des plaidoiries devant la Cour constitutionnelle, les humanistes, rejoints par la majorité, ont déposé - et approuvé - un amendement dispensant les sociétés d'assurance de demander un avis conforme à leurs actionnaires en cas de décisions stratégiques, ce qui n'était pas prévu par les amendements du gouvernement. Fort de cet élément nouveau, ce dernier va demander à la Cour de rouvrir les débats.Mais retour au budget: partageant les bancs de l'opposition avec les humanistes, le PTB, par la voie de son chef de groupe Germain Mugemangango, a pour sa part à nouveau dénoncé "l'écran de fumée" d'un budget régional "flou", prémices de nouvelles taxes qui ne manqueront pas d'être imposées."Quand on ne fait pas partie de la solution, on fait partie du problème", lui a rétorqué le chef de file socialiste André Frédéric, louant dans la foulée "un budget de raison qui jette les bases d'une transition sociale, économique et environnementale".Son de cloche identique du côté d'Ecolo où Stéphane Hazée a salué l'action de l'exécutif régional. "Dans un contexte difficile, le gouvernement a fait le choix de la volonté au service d'un projet politique: la transition écologique, sociale et économique, via la relance d'une politique d'investissements", a-t-il souligné. "Tout n'est pas merveilleux mais un point d'équilibre a été trouvé par ceux qui ont fait le choix d'assumer leurs responsabilités pour la Wallonie", a ajouté M. Hazée."L'ambition était de réunir les priorités et les attentes des différents partis de la majorité. Ces attentes ont convergé vers un objectif commun", a renchéri Jean-Paul Wahl pour le MR."Les lamentations sont stériles. L'heure est à l'action", a enfin résumé le ministre-président wallon, Elio Di Rupo (PS).Au terme de la séance, le budget 2020 et l'ajustement 2019 ont été adoptés majorité contre opposition.