Les débats ont repris vers 14H00 et s'achèveront en fin d'après-midi avec une intervention de Theresa May. Le vote est attendu vers 20H00, après l'examen de quatre amendements qui demandent des modifications de l'accord. "A quoi jouez vous? Vous n'êtes pas des enfants, vous êtes des législateurs!", a lancé aux députés l'attorney general (ministre chargé de conseiller juridiquement le gouvernement), Geoffrey Cox, en ouvrant les débats, mettant en garde les députés contre les dangers d'un divorce sans accord. Nul ne s'attend à ce que les députés adoptent le texte et l'inconnue est plutôt l'ampleur de la marge avec laquelle Theresa May va perdre ce vote, qui influera sur la suite: démission de la Première ministre, report du Brexit voire pas de Brexit... Tous les scénarios restaient possibles. Le Royaume-Uni doit en principe quitter l'UE le 29 mars. En cas de "retrait ordonné", prévu par l'accord, Londres et Bruxelles commenceraient à discuter de leur future relation commerciale, qui entrerait en vigueur après une période de transition durant jusqu'à fin 2020. Le vote a ravivé les passions dans un pays profondément divisé par le Brexit, voté en juin 2016, et a ouvert une période de turbulences inédite, la classe politique britannique se montrant incapable de se mettre d'accord sur le type de relation souhaité avec l'UE, entre partisans d'une rupture franche et ceux qui souhaitent le maintien de liens étroits. La tension était palpable dans les milieux financiers, prêts à faire face à une forte volatilité des actifs britanniques, livre sterling en tête. La puissante Association des constructeurs et des vendeurs automobiles (SMMT) a, elle, mis en garde contre "les conséquences catastrophiques" d'une sortie sans accord. La fébrilité régnait également autour du Parlement de Westminster, où se sont rassemblés militants pro et anti-Brexit, drapeaux du Royaume-Uni ou de l'UE à la main. Initialement prévu en décembre, le vote avait été reporté à la dernière minute par Mme May pour éviter une défaite annoncée et tenter d'obtenir des "assurances" supplémentaires des dirigeants européens. Ceux-ci se sont contentés de réaffirmer la veille du vote que l'UE "ne souhaite pas" l'entrée en vigueur de la disposition la plus controversée de l'accord, celle du "filet de sécurité" ("backstop" en anglais). Cette option de dernier recours prévoit de maintenir le Royaume-Uni dans une Union douanière avec l'UE pour éviter le rétablissement d'une frontière physique entre l'Irlande et la province britannique d'Irlande du Nord, si aucune autre solution n'est trouvée à l'issue de la période de transition. Les "Brexiters" y voient une forme d'ancrage indéfini dans l'UE et le petit parti unioniste nord-irlandais DUP considère que cela menace l'intégrité économique et politique du Royaume-Uni. Ces garanties ont laissé froid le DUP, dont le soutien est indispensable à Theresa May pour disposer d'une majorité absolue au Parlement. "Nous avons combattu une campagne terroriste (de l'IRA, ndlr) afin de rester membre du Royaume-Uni.... Nous ne laisserons pas des bureaucrates à Bruxelles nous séparer du reste du Royaume-Uni", a lancé sur la BBC Sammy Wilson, chargé du Brexit au sein du DUP, en allusion aux troubles qui ont déchiré la province. Pour l'opposition travailliste comme pour les libéraux-démocrates (europhiles) et les nationalistes écossais du SNP, "rien n'a changé". Le chef du Labour Jeremy Corbyn compte déposer une motion de censure pour déclencher des élections législatives anticipées en cas d'échec du texte au Parlement. Nombre de députés conservateurs restent également opposés à l'accord. Theresa May, dont l'avenir est suspendu à ce vote, doit s'exprimer une fois connu le choix des députés. (Belga)

Les débats ont repris vers 14H00 et s'achèveront en fin d'après-midi avec une intervention de Theresa May. Le vote est attendu vers 20H00, après l'examen de quatre amendements qui demandent des modifications de l'accord. "A quoi jouez vous? Vous n'êtes pas des enfants, vous êtes des législateurs!", a lancé aux députés l'attorney general (ministre chargé de conseiller juridiquement le gouvernement), Geoffrey Cox, en ouvrant les débats, mettant en garde les députés contre les dangers d'un divorce sans accord. Nul ne s'attend à ce que les députés adoptent le texte et l'inconnue est plutôt l'ampleur de la marge avec laquelle Theresa May va perdre ce vote, qui influera sur la suite: démission de la Première ministre, report du Brexit voire pas de Brexit... Tous les scénarios restaient possibles. Le Royaume-Uni doit en principe quitter l'UE le 29 mars. En cas de "retrait ordonné", prévu par l'accord, Londres et Bruxelles commenceraient à discuter de leur future relation commerciale, qui entrerait en vigueur après une période de transition durant jusqu'à fin 2020. Le vote a ravivé les passions dans un pays profondément divisé par le Brexit, voté en juin 2016, et a ouvert une période de turbulences inédite, la classe politique britannique se montrant incapable de se mettre d'accord sur le type de relation souhaité avec l'UE, entre partisans d'une rupture franche et ceux qui souhaitent le maintien de liens étroits. La tension était palpable dans les milieux financiers, prêts à faire face à une forte volatilité des actifs britanniques, livre sterling en tête. La puissante Association des constructeurs et des vendeurs automobiles (SMMT) a, elle, mis en garde contre "les conséquences catastrophiques" d'une sortie sans accord. La fébrilité régnait également autour du Parlement de Westminster, où se sont rassemblés militants pro et anti-Brexit, drapeaux du Royaume-Uni ou de l'UE à la main. Initialement prévu en décembre, le vote avait été reporté à la dernière minute par Mme May pour éviter une défaite annoncée et tenter d'obtenir des "assurances" supplémentaires des dirigeants européens. Ceux-ci se sont contentés de réaffirmer la veille du vote que l'UE "ne souhaite pas" l'entrée en vigueur de la disposition la plus controversée de l'accord, celle du "filet de sécurité" ("backstop" en anglais). Cette option de dernier recours prévoit de maintenir le Royaume-Uni dans une Union douanière avec l'UE pour éviter le rétablissement d'une frontière physique entre l'Irlande et la province britannique d'Irlande du Nord, si aucune autre solution n'est trouvée à l'issue de la période de transition. Les "Brexiters" y voient une forme d'ancrage indéfini dans l'UE et le petit parti unioniste nord-irlandais DUP considère que cela menace l'intégrité économique et politique du Royaume-Uni. Ces garanties ont laissé froid le DUP, dont le soutien est indispensable à Theresa May pour disposer d'une majorité absolue au Parlement. "Nous avons combattu une campagne terroriste (de l'IRA, ndlr) afin de rester membre du Royaume-Uni.... Nous ne laisserons pas des bureaucrates à Bruxelles nous séparer du reste du Royaume-Uni", a lancé sur la BBC Sammy Wilson, chargé du Brexit au sein du DUP, en allusion aux troubles qui ont déchiré la province. Pour l'opposition travailliste comme pour les libéraux-démocrates (europhiles) et les nationalistes écossais du SNP, "rien n'a changé". Le chef du Labour Jeremy Corbyn compte déposer une motion de censure pour déclencher des élections législatives anticipées en cas d'échec du texte au Parlement. Nombre de députés conservateurs restent également opposés à l'accord. Theresa May, dont l'avenir est suspendu à ce vote, doit s'exprimer une fois connu le choix des députés. (Belga)