Afin d'adapter la cité du Doudou aux changements climatiques, les autorités communales tentent d'induire un changement de comportement de la part des Montois en matière de mobilité. L'objectif est qu'ils deviennent de plus en plus nombreux à utiliser des modes de transport alternatifs à la voiture individuelle : transports en commun, covoiturage, marche à pied... Le plus grand défi ? Convaincre les Montois d'enfourcher leur vélo, alors que les infrastructures cyclables laissent souvent à désirer. Les Cyclistes gonflés à bloc pour l'action, un groupe réuni à l'initiative de Luc Leens, fondateur du Gracq (Groupe de recherche et d'action des cyclistes quotidiens) montois en 1995, ont beau jeu de relever les imperfections du réseau. " Ce qui est symptomatique, c'est que le réseau points noeuds pour Mons n'a pu trouver aucune entrée cyclable ", regrette celui qui se passe de voiture depuis un quart de siècle. " Toutes les principales entrées de Mons sont extrêmement dangereuses et à deux endroits, le seul moyen d'entrer à vélo dans Mons est d'emprunter les voies piétonnes, ce qui constitue une infraction. Quant à la commission vélo créée par la Ville en 2006, c'est le Gracq qui fixe l'ordre du jour et rédige les PV mais, que l'échevin soit présent ou non, les travaux de cette commission ne font l'objet d'aucun suivi dans l'administration communale, si ce n'est de façon marginale sur l'un ou l'autre point de détail. "
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