Pour l'Argentin Jorge Bergoglio, qui avait lancé cette initiative après la clôture en novembre du "Jubilé de la miséricorde", l'Eglise est comme "un hôpital de campagne qui a pour caractéristique de naître là où on se bat". Et c'est sur la place Saint-Pierre qu'il a très concrètement transformé cette image symbolique en réalité, avec l'ouverture provisoire pour la Journée mondiale des pauvres d'un dispensaire médical gratuit immédiatement visité par des sans-abris. A l'image d'Elisa, une jeune femme italienne du Piémont (nord-ouest) au regard perdu, disant vivre dans la rue depuis juillet avec son chien qui s'affole en voyant sa maîtresse disparaître dans le camion du gynécologue. "Je veux donner la main au pape dimanche", confie une autre patiente, Nicoletta Busuioc, une Roumaine plus chanceuse qui partage un logement avec une amie. Accueillis par des volontaires dans des camions aménagés, les démunis ont accès à différents soins: analyses cliniques, cardiologie, dermatologie, gynécologie, maladies infectieuses. Jeudi après-midi, le pape argentin avait fait une visite surprise dans son hôpital de campagne. Le souverain pontife, tout sourire, avait alors remercié médecins et bénévoles, salué des pauvres attendant leur tour pour des consultations. Dans un long message préparé à l'avance pour la Journée mondiale des pauvres et qui sera distribué dans de nombreuses églises du monde, le pape a demandé aux fidèles de "tendre leurs mains vers ceux qui crient à l'aide et demandent notre solidarité". "Cette journée est destinée à stimuler les croyants pour qu'ils réagissent contre la culture de la mise au rebut et du gaspillage, en s'appropriant la culture de la rencontre", a-t-il écrit. Mais le pape a étendu son message de "fraternité" à tous, indépendamment de leur appartenance religieuse. "Ce sont les hommes malheureusement qui ont fait élever des frontières, des murs et des clôtures, trahissant le don original de la Terre destinée à l'Humanité sans aucune exclusion", a-t-il commenté. Dimanche, il invitera aussi 1.500 pauvres à déjeuner en musique avec lui dans une salle du Vatican, tandis que 2.500 autres seront répartis dans les réfectoires de différentes institutions pontificales pour manger notamment des "gnocchetti" et un "tiramisù" concoctés par un chef chargé des repas officiels du Vatican. Ils viennent de Rome et sa région, mais aussi de France (Paris, Lyon, Nantes, Angers et Beauvais), de Pologne (Varsovie, Cracovie), d'Espagne (Solsona), de Belgique (Malines, Bruxelles) ou encore du Luxembourg. (Belga)

Pour l'Argentin Jorge Bergoglio, qui avait lancé cette initiative après la clôture en novembre du "Jubilé de la miséricorde", l'Eglise est comme "un hôpital de campagne qui a pour caractéristique de naître là où on se bat". Et c'est sur la place Saint-Pierre qu'il a très concrètement transformé cette image symbolique en réalité, avec l'ouverture provisoire pour la Journée mondiale des pauvres d'un dispensaire médical gratuit immédiatement visité par des sans-abris. A l'image d'Elisa, une jeune femme italienne du Piémont (nord-ouest) au regard perdu, disant vivre dans la rue depuis juillet avec son chien qui s'affole en voyant sa maîtresse disparaître dans le camion du gynécologue. "Je veux donner la main au pape dimanche", confie une autre patiente, Nicoletta Busuioc, une Roumaine plus chanceuse qui partage un logement avec une amie. Accueillis par des volontaires dans des camions aménagés, les démunis ont accès à différents soins: analyses cliniques, cardiologie, dermatologie, gynécologie, maladies infectieuses. Jeudi après-midi, le pape argentin avait fait une visite surprise dans son hôpital de campagne. Le souverain pontife, tout sourire, avait alors remercié médecins et bénévoles, salué des pauvres attendant leur tour pour des consultations. Dans un long message préparé à l'avance pour la Journée mondiale des pauvres et qui sera distribué dans de nombreuses églises du monde, le pape a demandé aux fidèles de "tendre leurs mains vers ceux qui crient à l'aide et demandent notre solidarité". "Cette journée est destinée à stimuler les croyants pour qu'ils réagissent contre la culture de la mise au rebut et du gaspillage, en s'appropriant la culture de la rencontre", a-t-il écrit. Mais le pape a étendu son message de "fraternité" à tous, indépendamment de leur appartenance religieuse. "Ce sont les hommes malheureusement qui ont fait élever des frontières, des murs et des clôtures, trahissant le don original de la Terre destinée à l'Humanité sans aucune exclusion", a-t-il commenté. Dimanche, il invitera aussi 1.500 pauvres à déjeuner en musique avec lui dans une salle du Vatican, tandis que 2.500 autres seront répartis dans les réfectoires de différentes institutions pontificales pour manger notamment des "gnocchetti" et un "tiramisù" concoctés par un chef chargé des repas officiels du Vatican. Ils viennent de Rome et sa région, mais aussi de France (Paris, Lyon, Nantes, Angers et Beauvais), de Pologne (Varsovie, Cracovie), d'Espagne (Solsona), de Belgique (Malines, Bruxelles) ou encore du Luxembourg. (Belga)