Le pape sera reçu en Thaïlande, sur invitation du gouvernement et de l'épiscopat du pays, du 20 au 23 novembre. Puis il se rendra au Japon du 23 au 26 novembre, à Tokyo, Hiroshima et Nagasaki, a précisé le Vatican. Le pape François a maintes fois exprimé sa fascination pour le Japon, où il souhaitait se rendre en tant que missionnaire dans sa jeunesse, un projet auquel il avait dû renoncer après une opération à un poumon. Le souverain pontife argentin a souvent évoqué les dangers d'une guerre nucléaire, d'où ses étapes à Hiroshima et Nagasaki où voici 74 ans des bombes atomiques firent respectivement 140.000 et 74.000 morts, sur le coup et ultérieurement sous l'effet des radiations. En janvier 2018, à bord d'un avion le menait en Amérique latine, il avait fait distribuer aux journalistes une petite carte illustrée d'une photo prise en 1945 après l'explosion de la bombe atomique à Nagasaki et montrant un enfant japonais portant sur le dos son petit frère mort. Au dos de la carte, quatre mots écrits de la main du pape: "Le fruit de la guerre". A l'époque, alors que la Corée du Nord laissait planer la menace d'une attaque nucléaire sur Hawaï, il avait déclaré: "Je pense que nous sommes à la limite. J'ai vraiment peur. Il suffirait d'un accident pour tout précipiter". Il s'agira du 32e voyage du pape, âgé de 82 ans, depuis le début de son pontificat voici six ans et demi. Avec le Japon et la Thaïlande, François aura visité au total 51 pays. Le pape a exprimé des désirs de se rendre au Soudan du Sud, voire en Irak l'an prochain si la situation sécuritaire le permet. Il pourrait aussi programmer un voyage apostolique dans des "petits pays" d'Europe, écartant ainsi pour l'instant l'Espagne ou la France. "La priorité en Europe sont les petits pays. Puis les plus grands", a-t-il dit mardi à bord de l'avion qui le ramenait d'un voyage en Afrique. Le pape n'est toujours pas rentré dans son pays d'origine, l'Argentine, où il est très attendu. (Belga)