Le collège invoque un bail actuel de 99 ans (ndlr: à mi-parcours), très mal négocié - un canon de départ plus un franc belge symbolique par an - et le fait que le futur bail sera assorti de conditions strictes à respecter dans l'immédiat. Le projet de rénovation de la De Brouckère Tower, construite en 1969, en face de l'actuel centre administratif de la Ville, à la place De Brouckère prévoit sa transformation en une tour mixte. Les travaux sont en cours. Le complexe rénové sera composé, notamment, d'équipements (lobby, salle d'expo, équipements) et de commerces dans son socle de trois étages. La superficie totale des bureaux qui occuperont le volume restant passera de 36.700m2 à 41.000m2. La liaison avec le piétonnier du boulevard Anspach, notamment via l'aménagement d'une terrasse et la rue de Laeken à l'arrière, sera améliorée. Selon le collège des bourgmestre et échevins, les actuels détenteurs des droits réels sur le complexe ont approché la Ville pour conclure dès à présent une nouvelle emphytéose sur le tréfonds -ndlr: le (sous-)sol-. Le collège a autorisé le principe de lancer une procédure d'appel aux candidats pour conclure un nouveau bail emphytéotique conditionné à l'engagement et à la réalisation des travaux de réhabilitation du site prévus dans le cadre du permis d'urbanisme. Le candidat devra terminer les travaux d'ici le 1er juin 2023 sous peine de perdre la caution de 5 millions d'euros qu'il devra verser au moment de sa désignation. Outre le canon de base à verser lors de la signature du bail, le montant du canon annuel versé à partir du 3 février 1967 sera de minimum 5% de la valeur locative du bâtiment calculée au moment de la prise d'effet effective du bail emphytéotique. L'opposition cdH s'est abstenue. Ses ailes PTB et MR ont voté contre l'appel à candidatures. A la pointe des critiques dans ce dossier, l'ex-échevin libéral de l'Urbanisme Geoffroy Coomans de Brachène s'est inquiété d'un engagement qui enferme, selon lui, dès à présent les générations futures, sans connaître l'évolution du marché immobilier dans une cinquantaine d'années et au-delà, et sans être en mesure, dans le chef des échevins actuels, de vérifier à partir de 2066 les engagements pris dans le bail à conclure prochainement. (Belga)