"L'annonce d'@EmmanuelMacron de s'opposer à accord de commerce avec #Mercosur est une 1ère étape essentielle", a réagi sur Twitter M. Hulot, l'ancien ministre de la Transition écologique. "Elle doit être suivie de sanctions commerciales interdisant les importations de produits agricoles brésiliens pour tenter de stopper la déforestation", a-t-il ajouté. Le député Matthieu Orphelin, proche de M. Hulot, a lui déclaré à l'AFP que "maintenant ce serait idéal que les autres pays européens du G7, l'Italie et l'Allemagne notamment, puissent rejoindre la position française". "On a une occasion demain", avec le début du G7 à Biarritz, a-t-il estimé. "C'est une opposition légitime et bienvenue", a abondé l'eurodéputé du parti présidentiel La République en Marche (LREM) Pascal Canfin, ancien patron du WWF. Alors que des feux de forêt se propagent rapidement en Amazonie, Paris a annoncé vendredi son opposition au traité de libre-échange UE-Mercosur, Emmanuel Macron estimant que son homologue brésilien Jair Bolsonaro avait "menti" sur ses engagements en faveur de l'environnement. "C'est une victoire du combat social et écologiste contre le libre-échange. Mais nous ne pourrons que la traiter d'hypocrite si dans le même temps Emmanuel Macron ne revient pas sur les autres traités écocides", ont réagi les députés et eurodéputés du parti radical de gauche La France Insoumise, en référence aux traités avec le Canada (CETA) et le Japon (JEFTA). La signature en juin de l'accord UE-Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay), après 20 ans de négociations, avait suscité une vague de critiques et d'interrogations, notamment par le secteur agricole ou les écologistes. Une cinquantaine de parlementaires du parti de droite Les Républicains avaient ainsi signifié dans une tribune leur opposition, qualifiant ce traité commercial d'"erreur économique et horreur écologique". "Nous étions 75 députés LREM à considérer que cet accord en l'état n'était pas tenable. Aujourd'hui, clairement le président de la République fait le choix du climat et du juste échange", a souligné de son côté la porte-parole LREM Aurore Bergé. (Belga)